Irak agressé, occupé et colonisé...

mardi 15 décembre 2009

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lundi 14 décembre 2009

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dimanche 13 décembre 2009

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Mondialisation.ca - La guerre en Afghanistan est«terminée»: les renforts américains arrivent !

 

From: nicolas
Sent: Saturday, December 12, 2009 5:08 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Mondialisation.ca - La guerre en Afghanistan est«terminée»: les renforts américains arrivent !

 

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, December 12, 2009 3:15 PM
Subject: Mondialisation.ca - La guerre en Afghanistan est«terminée»: les renforts américains arrivent !






La guerre en Afghanistan est « terminée » : les renforts américains arrivent !


Le 10 decembre 2009




Le feu vert donné par l'Administration Obama pour des renforts substantiels de troupes pour la guerre d'occupation de l'Afghanistan semble déjà, aux yeux des stratèges de l'armée étatsunienne, comme étant la garantie d'un succès assuré et que les champs de bataille seront très bientôt désertés par les résistants. Tout sera maintenant facile et un retrait probable des troupes américaines et alliées pourraient commencer en juillet 2011, c'est-à-dire dix ans après le début de l'invasion et des hostilités.

Cet optimisme présume que les résistants vont rapidement abandonner le combat et se rallier à l'appel du gouvernement de Kaboul et faire front commun contre les extrémistes et le tour sera joué. C'est vraiment vouloir ignorer les traditions guerrières et la fierté des Afghans et des talibans originaires de l'Asie centrale qui ne vont pas capituler devant les conquérants quelles que soient leur provenance et les forces dont ils disposent. Dans ce nouveau contexte, la résistance va modifier son approche et ne pas s'exposer aux frappes des conquérants.

Il est plus que probable que la première règle de conduite des résistants consistera à pratiquer un nouveau mode de guérilla, une guérilla furtive avec des actes répartis dans l'espace et dans le temps rendant toute intervention des forces occidentales complètement inopérantes, les amenant à multiplier les bavures au grand dam de la population afghane, ce qui pourrait contribuer à l'établissement d'un front massif de résistance à l'occupant qui deviendra éventuellement le seul ennemi à éradiquer aux yeux de la population afghane à l'instar du sentiment qui anime l'attitude les communautés locales vis-à-vis des Étatsuniens au Pakistan. Ainsi, la quasi certitude de voir les troupes américaines triompher relève d'une vision erronée et tronquée de l'histoire de cette région du monde.

Un autre facteur doit être analysé ici et c'est la grande détermination des résistants. Ceux-ci n'ont pas peur d'affronter la mort pour défendre leur cause, ce qui n'est pas le cas des membres des forces occidentales. Ces derniers n'ont qu'un objectif et c'est celui de sauver leur peau. Et ils ont bien raison d'agir ainsi, car ils ne connaissent même pas la raison réelle pour laquelle ils se retrouvent en Asie centrale. Ils obéissent aux ordres donnés, patrouillent les lieux et se gardent de trop intervenir afin d'éviter les faux-pas et les bavures. Avec 30 000 soldats supplémentaires pourquoi les choses devraient être tout d'une coup complètement différentes?

Ce que les États-Unis et les forces de la coalition craignent, et plusieurs observateurs l'on noté, c'est l'effacement momentané de la résistance et l'adoption de la stratégie de l'usure. Les résistants n'ont pas d'agenda déterminé par le temps alors que les pressions pour le retrait complet des troupes internationales vont continuer à s'intensifier. C'est la raison pour laquelle la priorité sera donnée à l'entraînement et à la formation des forces armées afghanes qui seront alors invitées à prendre le relais. L'appel à l'aide de Hamid Karzai n'est que le résultat d'une mise en scène afin de donner à l'opinion publique américaine et européenne l'impression que l'Occident ne fait que répondre aux besoins de ses «amis afghans» en détresse (Karzaï demande de l'aide, Radio-Canada, le 8 décembre 2009).

Le prolongement de la guerre: De soldats et de combattants à fossoyeurs et à traumatisés

Ce qui risque de se produire c'est que cette guerre perdure et que les forces de la coalition devant rester en permanence s'épuisent. Le retour à la maison des soldats deviendra de plus en plus pénible et amer pour les intéressés eux-mêmes et pour toute la société. L'annonce d'un retrait progressif à partir de 2011 faite par le président Obama n'était qu'un dispositif visant à rendre plus acceptable l'ensemble de sa propre stratégie de guerre et donner le signal aux membres de la coalition que leur engagement renouvelé ne serait que d'une durée limitée.

Le jour même où le président Obama a présenté la nouvelle stratégie guerrière des États-Unis pour l'Afghanistan, les insurgés lui ont signifié qu'il verra désormais davantage de cercueils défiler devant lui et que ses combattants se transformeront en porteurs de dépouilles mortelles et en fossoyeurs: « Dans un communiqué, les insurgés estiment que le plan présenté le 1er décembre par le président américain n'est "pas la solution aux problèmes de l'Afghanistan » et que ce plan leur permettra d'accroître leurs attaques et ébranlera l'économie américaine, qui est déjà en proie à la crise. » Les talibans ajoutent que « le renforcement du contingent américain se traduira par des pertes accrues pour l'armée américaine » (AP, 2009).

Selon Bruce Riedel, l'un des anciens conseillers du président Barack Obama sur la crise dans la région. « tous les indicateurs et toutes les statistiques démontrent que la dynamique est aujourd'hui entièrement en faveur des talibans ». C'est ce qu'il a déclaré au cours d'un colloque organisé dans la capitale fédérale par un groupe de réflexion, la Jamestown Foundation (Washington est «en train de perdre» en Afghanistan, Cyberpresse, le 9 décembre 2009).

Conclusion

Dans l'esprit des stratèges du Pentagone la guerre serait déjà terminée. Le processus de neutralisation des forces de la résistance sera réalisé en quelques mois et on assistera à l'annonce officielle de la fin de la guerre par le président Obama, comme l'avait fait l'ex-président G.W. Bush pour celle de l'Irak quelques mois après son déclenchement. Il est important de ne pas être dupes des déclarations émanant de la Maison-Blanche, car les manoeuvres livrées dans cette guerre, à l'instar de ce qui est fait dans les autres autres conflits armés sont présentées dans la presse internationale en pièces détachées et sont manipulées selon l'humeur changeante de l'opinion publique. C'est ainsi que le discours du 1er décembre du président Obama a présenté une version (l'envoi de renforts) et son contraire (un retrait à partir de 2011) en même temps de manière à déjouer ainsi toute opposition à sa stratégie et de détourner l'attention vers le rôle déterminant désormais dévolu au régime de Kaboul.

Références

AFP. 2009. Washington est «en train de perdre» en Afghanistan. Cyberpresse.ca. Le 10 décembre 2009. En ligne: http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200912/09/01-929574-washington-est-en-train-de-perdre-en-afghanistan.php  

AP. 2009. Les talibans estiment que la stratégie afghane d'Obama conduira à une augmentation des pertes américaines. LATRIBUNE.fr. Le 2 décembre 2009. En ligne: http://www.latribune.fr/depeches/associated-press/les-talibans-estiment-que-la-strategie-afghane-d-obama-conduira-a-une-augmentation-des-pertes-americaines.html 

DE LUCE, Daniel. 2009. Le général McChrystal promet de briser l'élan des talibans. AFP. Cyberpresse.ca. Le 9 décembre 2009 En ligne: http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200912/08/01-929182-le-general-mcchrystal-promet-de-briser-lelan-des-talibans.php 

DUFOUR, Jules. 2008. Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak. Un bilan horrifiant de portée mondiale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 22 juillet 2008. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9645 

DUFOUR, Jules. 2009. La poursuite de la guerre contre la terreur avec l'approche de la «main tendue». Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM), le 30 novembre 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16331 

KELLERHAIS Jr, Merle David. 2009. Obama Addresses Afghanistan Strategy December 1. Le 30 novembre 2009. America.gov. Engaging the world. En ligne: http://www.america.gov/st/peacesec-english/2009/November/20091130152512dmslahrellek0.2036554.html 

RADIO-CANADA.CA. 2009. Afghanistan: Karzaï demande de l'aide. Le 8 décembre 2009. En ligne: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/12/08/005-Karzai-aide-militaire.shtml 





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jeudi 10 décembre 2009

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samedi 28 novembre 2009

[romain : paix_socialisme_communisme] Fw: [alerte_otan] Barack Obama annonce: "Le travail sera fini en Afghanistan"

Balkans, Irak, Afghanistan, Palestine, Géorgie, Pakistan, ... Iran (???): fauteurs de guerre et colonialistes de tous les pays, unissez-vous ! De plus en plus de pays "démocratiques" et "libres" capitalistes fournissent la chair à canons nécessaire pour continuer les guerres de domination de l' Amérique ...
RoRo
 
 
 

From: nicolas
Sent: Thursday, November 26, 2009 10:50 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: [alerte_otan] Barack Obama annonce: "Le travail sera fini en Afghanistan"

 

----- Original Message -----
Sent: Wednesday, November 25, 2009 7:07 PM
Subject: [alerte_otan] Barack Obama annonce: "Le travail sera fini en Afghanistan"

 

Et ce n'est pas le gouvernement belge ni le ministre de la Défense De Crem qui s'y opposeront ... ni le Parlement belge qui  demandera un débat public. ou discutera la moindre alternative à cette sale guerre. Mais la question reste entière: que faisons-nous dans cette galère? (CP)
 

Barack Obama annonce: "Le travail sera fini en Afghanistan"
LE MONDE | 25.11.09 | 09h22  •  Mis à jour le 25.11.09 | 09h32
Washington, correspondante

e débat est clos. Après trois mois de discussions sur la demande de renforts présentée en août par le général Stanley McChrystal, commandant des forces de l'OTAN en Afghanistan, la Maison Blanche a annoncé, mardi 24 novembre, que Barack Obama communiquerait sa décision aux Américains le 1er décembre. "Après huit années, pendant lesquelles nous n'avons pas toujours eu les ressources ou la stratégie nécessaires, il est dans mes intentions de finir le travail", a dit M. Obama.

Selon la presse, le président aurait décidé d'augmenter les effectifs américains de quelque 30 000 hommes et de demander des milliers de soldats supplémentaires à l'OTAN.

Une dernière réunion du "conseil de guerre" des principaux responsables de l'administration et de l'armée a eu lieu lundi – la neuvième en trois mois. Avec un nouveau participant : le responsable du budget, Peter Orszag, signe que le financement de la guerre est devenu l'un des facteurs déterminants de la réflexion et devrait également peser dans les requêtes présentées aux alliés.

Selon des chiffres du Congressional Research Service (CRS), le service de recherche du Congrès, la guerre en Afghanistan a coûté 3,6 milliards de dollars (2,4 milliards d'euros) par mois depuis 2001.

Le général McChrystal et l'ambassadeur américain à Kaboul, Karl Eikenberry, doivent être entendus la semaine prochaine au Congrès pour expliquer la décision du président. La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton doit, quant à elle, être dépêchée à Bruxelles pour la réunion des ministres des affaires étrangères de l'OTAN les 3 et 4 décembre. L'Organisation atlantique devra aussi se pencher, le 7 décembre, sur les contributions des alliés.

Dans une conférence de presse, donnée mardi à l'occasion de la visite du premier ministre indien Manmohan Singh, la première visite d'Etat de son mandat, M. Obama n'a pas divulgué de chiffres. Mais sa détermination à "finir le travail" a été interprétée comme le résumé de sa pensée : il n'entend pas renoncer à stabiliser le pays, mais la mission a une fin. Il a aussi indiqué qu'il allait mettre les partenaires des Etats-Unis face à leurs "obligations".

Aussitôt après, un haut responsable du Pentagone a confié à plusieurs organes de presse que l'armée se préparait à l'envoi de 34 000 hommes et femmes ( une augmentation d'un tiers par rapport à l'effectif actuel). Il s'agit de trois brigades de l'armée de terre et une brigade de marines. L'envoi des renforts porterait les effectifs américains à 100 000 soldats.

Politiquement, la décision de M. Obama d'envoyer des renforts est décrite, jusque parmi ses conseillers, comme l'une des plus difficiles de son mandat. Dans l'opinion, le soutien à la guerre a fortement baissé, à mesure que le nombre de victimes s'est accru. Le conflit afghan a déjà fait 291 morts américains cette année, soit deux fois plus qu'en 2008.

Selon le dernier sondage ABC News/Washington Post du 22 novembre, 52 % des Américains estiment que la guerre ne "vaut pas le coup d'être menée", soit 12 % de plus qu'en mars. Mais l'opinion est ambiguë sur la conduite à suivre : 45 % souhaitent réduire les effectifs contre 46 % qui sont favorables aux renforts. Et une nette majorité estime que le retour des talibans à Kaboul représenterait une "menace majeure" pour les Etats-Unis.

Dans un rapport qui a "fuité" fin août, le général McChrystal avait demandé 40 000 soldats supplémentaires (parmi plusieurs autres hypothèses, la plus exigeante allant jusqu'à 80 000). Depuis, les républicains critiquent sans arrêt la Maison Blanche pour ne pas avoir accédé immédiatement aux demandes des généraux.

Les commentateurs ont eu beau rappeler que George Bush avait passé l'année 2006 en conjectures sur le "surge" (renforts) en Irak, M. Obama est accusé depuis trois mois de "tergiverser". Michael Gerson, ex-plume de M. Bush, lui a accolé l'épithète "undecider", le "non-décideur", par opposition à l'homme de la guerre en Irak.

A l'inverse, les démocrates sont de plus en plus réticents sur les renforts, ce qui explique, selon certains analystes, la manière dont la Maison Blanche a mis en scène le débat, comme si elle avait voulu montrer que M. Obama ne se plie pas automatiquement aux desiderata des militaires.

Très tôt, il est devenu de notoriété publique que Joe Biden, le vice-président, était plutôt partisan d'une stratégie minimaliste, focalisée sur la traque d'Al-Qaida. En milieu de débats, une fuite a opportunément révélé que l'ambassadeur Eikenberry, lui-même ancien commandant des forces en Afghanistan, était opposé à l'envoi de troupes tant que le président Karzaï ne réglerait pas les problèmes de corruption.

Selon certains observateurs, M. Obama ne déteste pas ces divergences, qui le font apparaître comme la voix de la trajectoire médiane. Nombre d'élus ont déjà fait connaître leur opposition : 57 parlementaires démocrates ont signé fin septembre une lettre refusant l'envoi de troupes sans stratégie de sortie. Plus récemment, une nouvelle proposition a vu le jour : faire financer l'envoi de renforts par un impôt spécial dont ne seraient redevables que les plus riches.

"Si l'administration demande des troupes supplémentaires, alors je vais lui demander de les financer, a dit le président de la commission des appropriations à la Chambre, David Obey. Sinon, le coût de l'Afghanistan va effacer toutes les initiatives que nous prenons pour reconstruire l'économie, comme tous les gains de la Grande Société de Johnson ont été effacés par le Vietnam." Un projet de loi a été déposé à la Chambre des représentants prévoyant une taxe de 1 % du revenu. Le texte a pour intitulé : "Loi de partage du sacrifice".


Corine Lesnes
Article paru dans l'édition du 26.11.09.

__,_._,___

samedi 3 octobre 2009

ACN L’invasion de l’Afghanistan, une question prioritaire pour les États Unis



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From: "Agence Cubaine D´Information" <frenchnews@ain.cu>
Sent: Saturday, October 03, 2009 1:34 AM
To: "Frances List Member" <roger.romain@skynet.be>
Subject: ACN L'invasion de l'Afghanistan, une question prioritaire pour les États Unis

L'invasion de l'Afghanistan, une question prioritaire pour les États
Unis
(Néstor Núñez)

Que ce soit pour éviter d'avoir à entendre les lamentations des
secteurs les plus bellicistes des États Unis, ou parce qu'elle considère
que la guerre en Irak a été une erreur, la nouvelle administration nord-
américaine semble vouloir donner la priorité à l'invasion de
l'Afghanistan qu'elle considère comme la clef de ses efforts «
antiterroristes » mondiaux. 
Il s'agit là d'une promesse électorale de Barack Obama et il
semble bien qu'elle ne va être ni oubliée ni remise à plus tard dans les
débats du Congrès, comme cela a été le cas par exemple pour les
discussions sur la santé publique.
Il n'est donc pas étrange d'entendre le chef de l'État Major
Commun, l'amiral Mike Mullen, déclarer publiquement qu'il faut envoyer
plus de troupes en Afghanistan et qu'il pense qu'il faudrait pouvoir y
disposer de 21 000 hommes de plus avant décembre alors qu'il s'y trouve
déjà 62 000 soldats,.  
Pour appuyer ces points de vue, on a vu réapparaître des «
vidéos » et des « déclarations » de l'insaisissable Osama Bin Laden, le
chef d'Al Qaeda, qui a lancé depuis un endroit inconnu du territoire
afghan un avertissement selon lequel la bataille sera totale contre les
ennemis de la foi islamique.  
Un vieux refrain dit qu'on trouve de tout dans les vignes du
Seigneur, et cela est d'autant plus vrai que le seigneur, dans ce cas,
est un empire qui sait parfaitement manier le mensonge et la
tergiversation pour parvenir à la réalisation de ses plans d'agression.
On est obligé de s'interroger sur cette subite « réapparition »
de  Bin Laden qui répand une forte odeur de manipulation médiatique
destinée à faire peur au nord-américain moyen et à donner raison à ceux
qui refusent de renoncer à l'usage des armes dans des zones aussi
stratégiques sur le plan de l'approvisionnement et du transport des
hydrocarbures.
De toutes façons, l'Afghanistan a été désastreux pour les États-
Unis qui ont déjà y dû dépenser plus de 160 milliards de dollars.
Des milliers d'afghans sont morts ou ont dû être déplacés hors
des zones où ils résidaient à cause du conflit venu de l'Occident, mais
les puissances occupantes paient également un prix élevé : les groupes
de la résistance qui opèrent sur le territoire causent chaque jour, en
moyenne, un mort parmi les troupes d'intervention et ils sont
virtuellement les maîtres de grandes extensions de territoire.
L'histoire a démontré que, jusqu'à présent, aucun de ceux qui
ont tenté de contrôler l'Afghanistan n'a pu y parvenir.
Pourquoi donc
devrait-on penser que cette fois, les nouveaux conquérants vont avoir
plus de chance ? En tout cas, pour le moment, il ne semble pas qu'ils
soient sur le bon chemin.

Título en español
EE.UU. privilegia la invasión a Afganistán


vendredi 2 octobre 2009

20091002_intal-paix|vrede: Action "Freeze for Peace" Afghanistan...

 

From: intal
Sent: Friday, October 02, 2009 5:30 PM
Subject: 20091002_intal-paix|vrede

Banner intal-vrede
intal-vrede/paix 20091002 intal

Nederlands onderaan!


Chers amis,

Récemment, télés et radios ont livré le témoignage détaillé d'un commandant des F-16 belges présents en Afghanistan, avec à l'appui de splendides images de ces avions de combat survolant le plein désert, sur fond de soleil couchant. Elle est belle, la vie d'un pilote de F-16 en Afghanistan. Des victimes civiles ? Jamais entendu parler ! D'après notre ministre de la défense De Crem, l'intervention militaire bénéficie d'un grand soutien parmi les Belges...

Alors que faire si l'on est contre l'action des troupes Belges en Afghanistan, contre cette politique de De Crem ? Participer à l'action "Freeze for Peace" et à la "Course pour la paix" ! Après "Freeze for Peace", ce 6 octobre, nous vous convions à rejoindre la réunion d'intal-paix pour planifier nos prochaines actions : rendez-vous à 18h à intal ! Faites signe à Bert si vous pensez nous rejoindre : bert.debelder@intal.be


Action "Freeze for Peace" Afghanistan

Que fait la Belgique en Afghanistan ? Nos F-16 sur place doivent s'en aller, les troupes belges doivent s'engager dans une stratégie d'exit. C'est pour cela que nous vous invitons à une action choc, simple et originale.

Participez à l'action "Freeze for Peace", mardi 6 octobre à 16h45, place de la Monnaie à Bruxelles. A 17h piles, plus personne ne bouge

(voyez http://www.youtube.com/watch?v=UI56M68-FJo) ! Nous vous attendons nombreux. Pour quelques minutes, gelons la guerre en Afghanistan !



Beste vrienden,

Onlangs mocht een commandant van de Belgische F-16's in Afghanistan uitgebreid zijn verhaal doen op radio en tv, met adembenemende beelden van opstijgende F-16's in woeste, zonovergoten landschappen. Mooi, het leven van een F-16-piloot in Afghanistan is mooi. Burgerslachtoffers? Nooit van gehoord! Volgens Defensieminister De Crem is er in België trouwens een groot draagvlak voor de militaire interventie in Afghanistan...

Help jij mee om in te gaan tegen de Belgische troepen in Afghanistan, tegen De Crem? Dat kan alvast op de 'Freeze for Peace'-actie en op de Vredesloop. Na de 'Freeze for Peace', op dinsdag 6 oktober, ben je welkom om samen met de groep intal-vrede onze volgende acties te plannen, om 18 uur op intal. Geef een seintje aan bert.debelder@intal.be.


Actie "Freeze for Peace" Afghanistan

Vraag jij je ook af wat België te zoeken heeft in Afghanistan? Wil je onze F-16's er weg? En een exit strategy voor de Belgische troepen? Zin in een originele, kort-en-krachtige, opvallende vredesactie?

Doe dan mee met de "Freeze for Peace", op dinsdag 6 oktober om 16.45 uur op het Muntplein in Brussel. Om 17 uur stipt voeren we onze act op.

(zie: http://www.youtube.com/watch?v=UI56M68-FJo)

Op 7 oktober zal het acht jaar geleden zijn dat de VS-troepen de Afghanistan-oorlog begonnen. Wij willen deze oorlog "bevriezen", we staan stil bij het lot van de vele burgerslachtoffers, we eisen een ommekeer in het Belgisch beleid. Dit is een initiatief van het Anti-Oorlogsplatform Afghanistan, waar intal deel van uitmaakt.


Käthe Kollwitz Vredesloop Ieper
De 13-de editie staat in het teken van de Wereldmars voor vrede en geweldloosheid

Op zaterdag 17 oktober vindt de 13-de Käthe Kollwitz Vredesloop in Ieper plaats. Dit jaar staat de Vredesloop in het teken van de Wereldmars voor vrede en geweldloosheid. Om 14 u. starten de jeugdreeksen, vanaf 17 u. is er de prijsuitreiking. In de tussentijd lopen er 5 verschillende categorieën hun afstand, is er een inhoudelijk programma, kan je de infomarkt bezoeken en een natje en een droogje nuttigen. Lees er alles over.


 

mardi 29 septembre 2009

Danger de guerre nucleaire au Proche-Orient...A qui la faute ? http://boycottisraelinternational.com

 

From: Robert
Sent: Tuesday, September 29, 2009 3:58 PM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: Danger de guerre nucleaire au Proche-Orient...A qui la faute ? http://boycottisraelinternational.com

A ceux qui possède des armes nucléaires évidemment...
 
Accord possible entre le Hamas et le Fatah...
29/09/09.  À lire sur Al-Oufok »»»


Deux sous-marins de type Dauphin commandés à l'Allemagne
ont récemment été livrés à la marine israélienne, a indiqué mardi
un porte-parole militaire. "Nous avons réceptionné deux sous-marins
de la classe Dauphin construits dans les chantiers navals allemands",
a affirmé à l'AFP ce porte-parole. Israël possède désormais cinq de ces
bâtiments U-212 ultra-modernes, dont le rayon d'action atteint 4.500 km
et qui, selon les médias étrangers, seraient capables de lancer des
missiles à ogive nucléaire. Jusqu'à présent, un de ces sous-marins i
se trouve en permanence dans le Golfe, un autre en Méditerranée...
Un sous-marin israélien a pour la première fois franchi récemment le
canal de Suez pour mouiller en Mer rouge. Source :  AFP 28/09/09
Par ailleurs la centrale nucléaire israélienne de DIMONA assure 
production d'ogives nucléaires.  Voir la vidéo de la centrale »»»


La population mondiale place ISRAËL au 4em rang des pays les plus
dangereux et des plus agressis au monde.. .
Lire l'article sur Planète Non-violente  »»»
 

Le boycott fait dérailler le tramway de  Jérusalem  À lire :  http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15318
 

Gidéon Lévy. Il y a eu crime de guerre à Gaza...L'État hébreu est responsable.  À LIRE »

Rapport de l'ONU sur les crimes contre GAZA
 
 
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Robert Bibeau  robert.bibeau@sympatico.ca
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
http://boycottisraelinternational.com

vendredi 4 septembre 2009

L'OTAN : L'horreur occidentale.

Après le Pacte de Varsovie, il faut au plus tôt dissoudre cette saloperie d' alliance militariste, colonialiste, impérialiste, une alliance capitaliste de fauteurs de guerres, d'agresseurs, d'occupants, de pillards, qui veulent à tout prix étendre leur domination mondiale, en compagnie des Ricains dont ils sont les valets inconditionnels...
Les peuples veulent la Paix avant tout. Ils en ont assez des guerres et des ... dépenses de guerre qui ruinent l'Humanité alors que des centaines de millions de gens crèvent encore de faim, de maladies, de sous-développement, héritages de siècles de colonialisme occidental.
RoRo
 
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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Friday, September 04, 2009 9:21 PM
Voilà à quoi sert l'OTAN : massacrer des populations civiles.
Il faut abolir cette organisation criminelle et mafieuse
Ginette


L'horreur occidentale. Et ils continuent à nous bassiner avec le Zolo...


       

        ANGOR BAGH (Afghanistan), 4 sept 2009 (AFP) - "Il y avait des mains, des jambes et d'autres restes humains éparpillés partout" : Mohammad Daud fait partie des rescapés de la frappe de l'Otan survenue vendredi dans le nord de l'Afghanistan qui a fait jusqu'à 90 morts, selon les autorités locales.

        Le bombardement visait un camion-citerne transportant du carburant dont les talibans s'étaient emparé jeudi dans la province de Kunduz (dans la région d'Angor Bagh) et qui s'était embourbé dans le lit de la rivière éponyme, a expliqué la police.

        "Aucun corps n'était en un seul morceau (...). Les gens qui étaient plus éloignés du camion ont été grièvement brûlés", a témoigné auprès de l'AFP Mohammad Daud, âgé de 32 ans.

        Selon des témoins rencontrés par l'AFP, mais aussi selon de premières déclarations de policiers et de responsables des autorités locales, des centaines de villageois, parmi lesquels des enfants, s'étaient massés pour venir puiser de l'essence à l'invitation des talibans qui ne parvenaient pas à faire repartir le camion.

        "Les villageois se sont rués avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter", des agriculteurs ont même acheminé leur tracteur sur place pour le remplir, a affirmé Mohammad Daud.

        "Il y avait 10 à 15 talibans sur le haut de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui se trouvaient là sont morts", a assuré Mohammad Daud.

        Chaussures, montres et vêtements calcinés ont été projetés sur la berge de la rivière Kunduz où gît aussi le cadavre d'un âne, la selle encore fixée aux flancs.

        Une cérémonie funéraire s'est déroulée en présence de villageois et d'enfants au bord d'un charnier qu'un tracteur recouvre de terre.

        A l'hôpital de Kunduz, la capitale provinciale, le correspondant de l'AFP a vu huit corps calcinés.

        Des blessés y sont acheminés sur des civières, d'autres rescapés arrivent, atrocement brûlés.

        Les bilans du bombardement restent encore flous et contradictoires.

        L'armée allemande, dont 800 des 4.200 soldats présents en Afghanistan sont déployés dans la région de Kunduz, a assuré qu'aucun civil n'avait péri, tandis que le porte-parole du ministère de la Santé à Kaboul, Farid Rahil, a évoqué la présence de nombreux civils parmi les victimes.

        "Hélas, un grand nombre de civils ont été tués ou blessés", a-t-il dit à l'AFP. Selon lui, entre 200 et 250 villageois se trouvaient autour du camion.

        Le porte-parole des autorités provinciales a quant à lui assuré que la "plupart" des quelque 90 tués étaient des talibans.

        Les forces internationales, composées en majeure partie de militaires américains, sont de plus en plus fréquemment accusées de bombarder à l'aveuglette et de tuer de nombreux civils en Afghanistan, où environ 100.000 soldats étrangers combattent les insurgés talibans.



         AFP 041431         SEP 09

Afghanistan: des dizaines de personnes tuées dans un bombardement de l'Otan

L'otan n' est pas une alliance de pays "libres".
L'otan est une alliance militaristes de pays capitalistes, de plus en plus colonialistes, conquérants, impérialistes, agressifs, de plus en plus fascisants et criminels et ricanisés...
RoRo

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From: "Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Friday, September 04, 2009 10:52 AM
 
Afghanistan: des dizaines de personnes tuées dans un bombardement de l'Otan
 
 
Un bombardement des forces de l'Otan visant un groupe de talibans qui s'étaient emparé d'une citerne d'essence dans le nord de l'Afghanistan a tué vendredi des dizaines de personnes dont des civils, ont annoncé la police et des témoins à l'AFP.

Jeudi soir, les talibans avaient saisi un camion citerne sur l'autoroute à Angorbagh, dans le district de Kunduz, a expliqué à l'AFP Baryalaï Basharyar Parwani, le chef de la police locale.

«Le camion s'est embourbé dans le lit d'une rivière, il y avait des civils avec les talibans et ils ont été bombardés, plus de 60 personnes ont été tuées ou blessées», a-t-il assuré.

«Il s'agissait d'une frappe aérienne de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf)», la force de l'Otan, a déclaré à l'AFP un de ses porte-parole.

De nombreux grands brûlés étaient traités dans la matinée dans un hôpital de Kunduz, la capitale du district, a rapporté un correspondant de l'AFP sur place.

Les corps d'au moins huit personnes complètement brûlées étaient visibles dans une des salles de l'établissement, dont les responsables étaient incapables encore de dresser un bilan.

Mohammad Daud, 32 ans, un rescapé, raconte à l'AFP que les talibans avaient dit aux villageois qu'ils pouvaient venir se servir dans le camion citerne bloqué dans la rivière.

«Les villageois se sont rués vers la citerne avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter», se souvient-il.

«Il y avait dix à 15 talibans sur le toit de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui étaient là sont morts», assure Mohammad Daud.

Ce drame survient alors que les forces internationales, composées pour la majeure partie par les troupes américaines, sont accusées de plus en plus fréquemment de bombarder sans discrimination et de tuer parfois de nombreux civils en Afghanistan, où quelque 100.000 soldats étrangers combattent l'insurrection des talibans.

Surtout, cette frappe aérienne intervient quatre jours après que le chef des forces américaines et de l'Otan dans le pays, le général Stanley McChrystal, eut recommandé dans un rapport de «revoir la stratégie» des troupes internationales après huit années de conflit, notamment dans le but de gagner la confiance des populations.

samedi 1 août 2009

Un soldat français tué et deux autres blessés en Afghanistan

A mon humble avis, il va y en avoir beaucoup d' autres....
Sarko a engagé la FRANCE dans cette sale guerre d' agression et d'occupation impérialiste et colonialiste ricano-otanienne .
Ce sera finalement un nouveau Vietnam, un gouffre sans issue, comme en Irak..., jusqu'à la raclée finale.
Stalingrad, Corée, Dien Bien-fu, SaÎgon, Irak, ..., cela devrait pourtant les faire réfléchir ...
Pas encore prévues: les prochaines victimes belges..., mais cela va venir tôt ou tard.  Gouvernants Ps, Cdh, Mr, Ecolos, vont bientôt se mettre à larmoyer, affichant des bobines de circonstances face aux événements ... 
 
RoRo
 
 
 
 
AFP - samedi 1 août 2009, 18h08

Un soldat français tué et deux autres blessés en Afghanistan

Des soldats français en Afghanistan, dans la province de Kapisa, le 27 juillet 2009

Un soldat français a été tué et deux autres blessés samedi en Afghanistan, après une attaque d'insurgés lors d'une opération de soutien à l'armée afghane au nord-est de Kaboul, a annoncé l'Elysée.

La vie des blessés n'est pas en danger et leur état de santé est "stable", a précisé le ministre français de la Défense.

Le même jour, trois membres américains de la Force internationale en Afghanistan sont morts dans l'explosion de bombes.

Le président Nicolas Sarkozy avait fait part de sa "vive émotion" après le décès du militaire français "qui participait avec le 3ème Régiment d'Infanterie de Marine de Vannes, à une opération de soutien à l'armée nationale afghane (ANA) dans la vallée de Ghayne", selon l'Elysée

"Au cours de l'opération, les éléments français ont été pris à partie par les insurgés. Un soldat français a été mortellement touché. Deux de ses camarades de combat ont été blessés", a précisé le communiqué présidentiel.

Une source militaire a indiqué que le soldat qui a péri avait 22 ans et les blessés 24 et 29 ans. Le premier, un caporal, est atteint par balle au mollet, le second, caporal-chef, à l'épaule.

Membres du même régiment, ils étaient arrivés en Afghanistan il y a un mois.

Le président français "s'associe à la douleur de la famille et de ses proches", a déclaré l'Elysée.

Il condamne "une nouvelle fois avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan" et "réaffirme la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l'obscurantisme et le terrorisme".

Le Premier ministre François Fillon a salué "le courage et le professionnalisme des forces françaises engagées en Afghanistan".

Le ministre de la Défense a exprimé "sa plus vive émotion", et précisé dans un communiqué que le "pronostic vital" des blessés "n?est pas engagé et leur état de santé est stable".

29 soldats français ont trouvé la mort en Afghanistan depuis leur déploiement en 2001.

L'acccrochage de samedi à eu lieu vers 08h00 locales, a précisé l'armée française en Afghanistan. Environ 230 militaires, dont 160 Français, 60 militaires afghans et une dizaine d'Américains conduisaient une opération au village de Ghayne Pain lorsqu'ils ont été pris à partie par des insurgés.

"Les combats ont duré environ une heure et demie", "la riposte franco-afghane a entraîné le retrait des insurgés", selon la même source. Les deux blessés ont été évacués vers l'hôpital militaire français de Kaboul.

Les trois soldats américains ont péri dans la province de Kandahar.

Depuis le 21 juillet, sans compter l'attaque de samedi, les militaires français ont essuyé huit offensives, selon le commandement français en Afghanistan.

Les violences des insurgés, dont les talibans chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition menée par les Etats-Unis, ont redoublé d'intensité depuis trois ans malgré la présence de 90.000 soldats étrangers.

Elles atteignent ces dernières semaines des records absolus depuis la chute des talibans, à trois semaines des élections présidentielle et provinciales jugées cruciales pour l'avenir du pays.

L'armée française avait subi sa plus grande perte les 18 et 19 août 2008 lorsque 10 soldats étaient morts dans une embuscade de talibans dans la vallée d'Uzbin (est de Kaboul).

Tout en s'associant à la douleur des familles, le PS a jugé samedi "légitime" de poser la question des objectifs assignés à la force internationale.


From: MSN Actualités
Sent: Saturday, August 01, 2009 10:11 PM
Subject: Un soldat français tué et deux autres blessés en Afghanistan


Un soldat français a été tué et deux autres blessés samedi en Afghanistan, après une attaque d'insurgés lors d'une opération de soutien à l'armée afghane au nord-est de Kaboul, a annoncé l'Elysée.La vie des blessés n'est pas en danger et leur état de santé est "stable", a précisé le ministre français de la Défense.

samedi 18 juillet 2009

Les iraniens parlent aux Iraniens (ou au veau occidental).

"mais...en anglais ?... "
 
Oui, quand il s'agit d'émeutes et de contre-révolutions soutenues et/ou dirigées de l'extérieurs par les ricano-otano-occidentaux.
 
RoRo
 
 
 

Sent: Saturday, July 18, 2009 4:11 AM
To: destiataires inconnus:
Subject: Les iraniens parlent aux Iraniens (ou au veau occidental).


A -t-on déja vu une manifestation "d'opposition", dirigée contre un gouvernement en place, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne, par exemple, parsemée de panneaux et d'affiches non pas en français, en italien, en allemand ou en espagnol, mais...en anglais ?... (on speak english à la CGT ?)

En général, lors d'une manifestation sur un sujet national, les manifestants qui veulent ralier...leurs compatriotes ont d'autres préoccupations en tête que de s'assurer que le veau français ou allemand, affalé devant son télévieur à l'heure de la tétée de 20h00 pourra déchiffrer les messages incrits sur les panneaux brandis à des miliers de kilomètres de chez lui par des gens qui ne parlent pour la plupart que la langue de leur pays.

Or, curieusement, dès qu'il y a une manifestation dans un pays qui est la cible des USA (et de ses minables larbins), dès qu'il se produit un début de "révolution colorée", une émeute "spontanément spontanée" dans un pays qui a le mauvais goût de vouloir rester indépendant, on voit fleurir les affiches rédigées en anglais et imprimées en qualité offset (ceci bien sûr dans l'unique but de s'adresser à des compatriotes dont la langue n'est pas l'anglais...).

Sont-ils bêtes à se point ? Ne se rendent-ils pas compte que leur compatriotes ne comprennent, dans leur immense majorité, que la langue nationale, et pas l'anglais ?

Et quel fameux hasard qui fait que les correspondants photographes des grandes agences de presse internationales (toutes occidentales, pour ceux qui auraient des trous de mémoire...) tombent généralement sur des banderolles écrites en anglais, pour le plus grand confort visuel et intellectuel des veaux américains, anglais et autres !

Ou alors...nous prendrait-on...pour des cons ?
Non, impossible ! Pas le Figaro quand même ! Pas le Monde !! Pas LIBÉ !!! Pas le Canard !!!! Pas la TÉLÉ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ! Je suis vraiment ignoble, parfois je me déteste...


[romain : paix_socialisme_communisme] n°4 - Géopolitique et stratégie d'Iran - 15-07 -A1 - : L'ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes.

 

Sent: Saturday, July 18, 2009 9:00 AM
To: Undisclosed-Recipient:;
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] n°4 - Géopolitique et stratégie d'Iran - 15-07 -A1 - : L'ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes.

 


Géopolitique et stratégie d'Iran  

n°4 du 15-07                                                                 C.De Broeder & M.Lemaire

 Le  dossier " Géopolitique et stratégie d'Iran  " est  visible  sur les blogs : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

Et sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

Manlio Dinucci : L'Iran dans le colimateur des Dauphins, 'war game' en Mer Rouge.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Jules Dufour :  L'ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes.

1-2 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

1-3 Thierry Meyssan : La « révolution colorée » échoue en Iran.

1-4 Thierry Meyssan : De Mossadegh à Ahmadinejad : La CIA et le laboratoire iranien.

1-5 Isabelle Lasserre : Abu Dhabi, base avancée de la France en face de l'Iran.

3 Annexe  

3-1 Sarkozy en fait plus pour une Française Détenue en Iran que pour ...

 

 

3-2 Délits d'initié et coups d'État : George Soros, spéculateur et philanthrope.

 

 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 




Tiré à Part

L'Iran dans le colimateur des Dauphins, war game en Mer Rouge de Manlio Dinucci, dans il manifesto
Le Dauphin a émergé de l'eau face aux baigneurs en villégiature à Eilat, le port israélien dans le golfe d'Aqabah en Mer Rouge. Ce n'était cependant
pas un cétacée, mais un Dolphin, un des sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires
[...]
Et tandis qu'Israël s'exerce à l'attaque nucléaire contre l'Iran, les leaders du G8 (quasiment tous souteneurs actifs du programme nucléaire militaire israélien), dénoncent "les risques de prolifération posés par le programme nucléaire iranien", dans les documents approuvés à L'Aquila le 8 juillet "au
cours du dîner".
Article en pièce jointe et sur Réseau Voltaire
http://www.voltairenet.org/fr

Manlio Dinucci : L'Iran dans le colimateur des Dauphins, 'war game ' en Mer Rouge

Le Dauphin  a émergé de l'eau face aux baigneurs en villégiature à Eilat, le port israélien dans le golfe d'Aqabah en Mer Rouge. Ce n'était cependant pas un cétacée, mais un Dolphin, un des sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires. La nouvelle a fait sensation. Ce n'est pourtant pas un mystère que les Dolphin croisent en Mer Rouge pour tenir l'Iran sous leur ligne de feu : nous l'avons écrit il y a sept ans sur il manifesto (5-4-2002). Les trois premiers sous-marins de cette classe, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été fournis à Israël par l'Allemagne, dans les années 90, dont deux sous forme de don. Sur requête israélienne, aux six tubes de lancement de 533 mm, adaptés aux missiles de croisière à courte portée, on a ajouté dans chaque sous-marin quatre tubes de 650 mm, pour le lancement de missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, qui peuvent atteindre un objectif à 1.500 kms. Ce sont des missiles dérivés des missiles étasuniens, dont la société israélienne Raphaël et Lokheed-Martin ont réalisé aussi, conjointement, une version pour avions.

   En 2010, aux trois sous-marins de combat nucléaires s'en ajouteront deux autres, toujours fournis par l'Allemagne. Ils sont construits par les chantiers Howaldtswerke-Deutsche Werft AG pour 1,27 milliards de dollars, dont un tiers financé par le gouvernement allemand. Le Jérusalem Post confirme que les deux nouveaux sous-marins aussi, dont le sigle est U-212, sont construits selon les "spécificités israéliennes" : ils ont une plus grande vitesse (20 noeuds) et un plus grand rayon d'action (4.500 km) et sont plus silencieux pour pouvoir s'approcher des objectifs sans être identifiés.

  Selon les experts militaires (nucléaires), un des trois Dolphins fournis par l'Allemagne, est gardé pour la navigation en Mer Rouge et Golfe Persique, l'autre en Méditerranée, et le troisième reste en réserve. Avec l'ajout de deux autres, le nombre de ceux qui sont en navigation, prêts à l'attaque nucléaire, pourra être doublé. Et ceci n'est qu'une partie des forces nucléaires israéliennes, dont le potentiel est estimé à 200-400 têtes nucléaires, avec une puissance équivalente à presque 4 mille bombes d'Hiroshima, et dont les vecteurs se montent à plus de 300 chasseurs étasuniens F-16 et F-15, et environ 50 missiles balistiques Jericho II sur rampes de lancement mobiles. Ces armes et d'autres armes nucléaires sont prêtes au lancement 24h sur 24.

  Le gouvernement israélien, qui refuse de signer le Traité de non-prolifération, ne reconnaît pas qu'il possède des armes nucléaires (dont l'existence est reconnue par l'Agence internationale pour l'énergie atomique), mais laisse entendre qu'il les a et peut les utiliser.  Ainsi s'explique pourquoi le Dolphin est apparu sous les yeux des baigneurs d'Eilat et pourquoi le Jerusalem Post informe qu'il a transité par le Canal de Suez, au retour d'une manoeuvre en Mer Rouge. Comme l'écrit ce même journal, c'est "un signal à l'Iran". En d'autres termes, une façon de faire comprendre à l'Iran et à d'autres pays de la région, lequels ne possèdent pas d'armes nucléaires, qu'Israël, par contre, en a et est prêt à les utiliser.

   Ultérieur "signal d'avertissement à l'Iran", la nouvelle, rapportée par Haaretz, qu'hier, deux autres navires de guerre israéliens, le Hanit et le Eilat, ont traversé le Canal de Suez en direction de la Mer Rouge. Le Hanit y avait déjà transité en juin avec le sous-marin Dolphin. Ceci implique un accord israélo-égyptien de fonction anti-iranienne. Les sources militaires israéliennes elles-même parlent d'un "changement de politique", qui permet aux unités de la marine de transiter librement par le Canal. C'est ce qu'a confirmé le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui a qualifié de "légitime" l'utilisation  militaire du Canal de Suez par Israël, établie  par "un accord entre Le Caire et Jérusalem". Il existe donc une liaison stratégique plus étroite entre la Méditerranée, la Mer Rouge et le Golfe Persique.

  Et tandis qu'Israël s'exerce à l'attaque nucléaire contre l'Iran, les leaders du G8 (quasiment tous souteneurs actifs du programme nucléaire militaire israélien),  dénoncent "les risques de prolifération posés par le programme nucléaire iranien", dans les documents approuvés à L'Aquila le 8 juillet "au cours du dîner".

Edition de mercredi 15 juillet de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090715/pagina/09/pezzo/255010/

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Jules Dufour L'ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes.
Les États-Unis n'ont pas de leçons à donner à personne sur cette planète. Ils ont causé des torts irréparables à l'ensemble de l'humanité et continuent de dicter les règles de conduite de la gouvernance mondiale en fonction de leurs intérêts. Ils livrent une guerre permanente contre ceux qui s'opposent à ces règles et c'est ce qu'ils font en regard de l'Iran. Les réactions vives de la part des Occidentaux face aux résultats des élections présidentielles iraniennes et les déclarations répétées de fraude et d'injustice ont pour objectifs de déstabiliser le pays et créer les conditions pouvant permettre de justifier une intervention armée. 

Dans le contexte géopolitique actuel du Moyen-Orient, une telle opération semble de plus en plus probable, car le contrôle de la république islamique a été inscrit dans l'agenda des interventions militaires des États-Unis depuis plusieurs années. Il ne faut pas oublier que des plans de guerre contre l'Iran ont été préparés et, comme nous l'avons déjà mentionné (http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533 ), il suffit de créer le momentum favorable au déclenchement des hostilités et une guerre de propagande contre le régime iranien est certes le moyen d'y arriver assez facilement. La présence fictive des armements de destruction massive en Irak a, en effet, facilité grandement la préparation de cette guerre d'occupation enclenchée en 2003. 

Si la réélection du président de l'Iran est effectivement le résultat d'une fraude, il revient aux Iraniens d'identifier les moyens pour faire valoir leurs droits les plus fondamentaux en cette matière et ce n'est certes pas l'affaire des pays occidentaux dont les démocraties ont été plutôt chancelantes depuis quelques années de suggérer les actions à poser.

Le Moyen-Orient. Une véritable poudrière

Il est certain que l'on souhaite la paix pour l'Iran comme pour tout l'ensemble du Moyen-Orient. Malheureusement, la situation générale semble de plus en plus apparentée à une poudrière.

En 1991, lors de la guerre du Golfe, les pays du Moyen-Orient étaient grandement militarisés avec la présence de près de quatre millions d'effectifs en armes, 23 355 chars d'assault et plus de 3 400 avions de combat.

Aujourd'hui, les effectifs sont à peu près les mêmes, mais les équipements seraient beaucoup plus importants sur le terrain avec 45 000 véhicules de combat et 4 130 avions bombardiers (14,7% du total mondial) (http://www.strategypage.com/fyeo/howtomakewar/databases/armies/m.asp).

Tous ces éléments ont été interprétés comme étant nécessaires afin de maintenir un équilibre stratégique dans la région tout en s'assurant de la suprématie militaire d'israel. Une grande partie de ces dispositifs ont été utilisés au cours des guerres qui ont sévi dans la région au cours des vingt dernières années en causant des dommages considérables dans les sociétés affectées : «Douze mille milliards de dollars, c'est la somme exorbitante perdue suite aux guerres qui ensanglantent l'ensemble du Moyen-Orient depuis 1991. Ce constat chiffré fait partie d'une étude inédite qui a été présentée vendredi 23 janvier dernier au Palais des Nations par le Centre de politique de sécurité de Genève» (http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054).

Au cours des dernières années, l'Iran a augmenté considérablement ses forces militaires à l'instar des autres puissances de cette région comme la Turquie et l'Égypte. L'Iran disposerait maintenant de 350 avions de combat

dont certains peuvent parcourir jusqu'à 3 000 kilomètres sans avoir besoin de ravitaillement et les Israéliens considèrent que la république islamique constitue une menace grandissante à leur sécurité, puisque Israel se situe à 1 000 kilomètres de l'Iran (http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-667205-liran-dit-posseder-des-avions-de-combat-capables-de-voler-3000-km.php ). Cette crainte devient une phobie quand on leur fait croire que ce pays dispose déjà d'armements nucléaires. 

Le surarmement de cette région, des tensions interétatiques qui s'accroissent et une campagne de déstabilisation de l'Iran peuvent être des éléments déclencheurs d'opérations militaires pouvant embraser toute la région. Il importe de se rappeler que les deux tiers des réserves mondiales de pétrole se trouvent dans cette région et que cette denrée est encore essentielle pour le fonctionnement des complexes militaro-industriels de la planète. Des intérêts cruciaux sont en jeu et il est facile de comprendre que rien n'est négligé pour les sauvegarder.

Références

AFP. 2008. L'Iran dit posséder des avions de combat capables de voler 3000 km. Cyberpresse. 

Le 17 août 2008. En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-667205-liran-dit-posseder-des-avions-de-combat-capables-de-voler-3000-km.php

BLUM, William. 2009. La grande, internationale, démoniaque et vraiment effrayante menace iranienne. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 9 juin 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13909

En ligne: 

La réalité de classe et la propagande impériale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 juin 2009.

En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14037

Strategy Page. Armed forces of the World Database. Middle East Nations.
Strategy Page :
http://www.strategypage.com/fyeo/howtomakewar/databases/armies/m.asp

VANN, Carole. 2009. Le prix des guerres au Moyen-Orient. Tribune des droits humains
En ligne : http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054 

Jules Dufour

Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec.

Jules Dufour est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  

21-06

 http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=14059



1-2 Roland Marounek :
Après Bush, la paix ?
"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons." B. Obama, 27 mars 2009

L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir. Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.

En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est que Obama oeuvre pour la paix

Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.

Change we can believe in…

Opération Mossadegh 2.0, j'ai foiré…

Les élections iraniennes ont été comme il fallait s'y attendre l'occasion d'une tentative de changement de régime selon le scénario bien rodé, entamé il y a bientôt 10 ans avec Otpor en Yougoslavie : le candidat choisi par l'Occident déclare sans aucune preuve que c'est lui qui a gagné et des provocateurs commencent à allumer les troubles. Dans la dernière mouture, le scénario s'est enrichi avec le recours aux technologies modernes, FaceBook, You Tube mis à contribution, des messages provocateurs notamment propagés par Twitter pour enflammer les esprits.

En 2006 l'administration états-unienne avait, de manière tout à fait officielle, consacré un budget de 85 millions de $ pour le 'changement de régime' en Iran2. On imagine que cet argent a été bien utilisé. "15 millions de $ seront dévolus au financement d'organisations US qui soutiendront des syndicats iraniens et des activités civiles, et pour financer des groupes iraniens. …5 millions de $ de plus iront pour entrer en contact avec les Iraniens qui ont Internet et utilisent les messageries instantanées...." précisait-on…

On ne peut qu'admirer ici aussi la belle continuité avec l'administration précédente, et, en fait avec beaucoup de celles qui ont précédés. On a aujourd'hui du mal à imaginer par exemple que l'opinion occidentale a pu croire en 1953 que Mossadegh avait été renversé par la rue.

World War III, yes we can ?

Que cette tentative de renversement ait échoué ne doit pas masquer le fait que cela a été aussi une formidable occasion ici de donner un coup d'accélérateur à la propagande de guerre contre l'Iran. Au bruit de fond usuel sur la bombe nucléaire iranienne, s'ajoute maintenant le thème porteur des droits de l'homme et de la démocratie. La vidéo suspecte de la jeune iranienne "massacrée par les Bassidjis" est utilisée pour créer la même émotion irraisonnée que l'histoire du massacre de Racak, Kosovo. Au-delà de ce thème, d'autres "informations" paraissent, telle celle selon laquelle l'Iran serait en train d'armer les insurgés afghans, sapant le bel effort de l'Otan pour aider ce pays. Colombani, l'ancien directeur du Monde, fantasme sur "le pouvoir acculé [qui] pourrait être tenté par une aventure extérieure." « Et dans les mains d'un pouvoir aussi irrationnel …ce n'est pas seulement la région mais une bonne partie du monde qui s'en trouverait mise en danger. Le nucléaire au service d'une forme de fascisme est une menace majeure qu'il ne faut pas perdre de vue. »3 : Tout est en train de se mettre en place pour justifier une "légitime défense" contre ce danger.

Le plus inquiétant est le fait que cette propagande gagne le camp 'progressiste', voire même certaines parties du mouvement de la paix4, à nouveau affolé par le discours sur les droits de l'homme. Cela nous rappelle de bien mauvais souvenirs yougoslaves.

Si un tel scénario se confirmait, l'Otan serait plus que probablement partie prenante. Outre la présence physique des troupes de l'Otan aujourd'hui tout autour de l'Iran, les déclarations successives des Sommets de l'Alliance n'omettent jamais de mentionner la profonde préoccupation de ses membres sur le danger nucléaire que présenterait l'Iran, et leur engagement à faire respecter les accords de non-prolifération et les résolutions de l'ONU par lesquels ils sont liés5 ; enfin la France qui vient de réintégrer l'Otan à part entière a posté une base militaire à Abu Dhabi , à 200km juste en face de l'Iran et signé un accord de défense avec les Émirats arabes unis : « La France au premier rang d'un éventuel conflit avec l'Iran » annonce fièrement Le Figaro, qui précise qu'« une attaque de l'Iran pourrait être considérée comme portant atteinte aux intérêts vitaux de Paris », … et donc entraîner automatiquement les Alliés de l'Otan.

« Le 'containment' (l'encerclement) de l'Iran a commencé. Alors que Téhéran n'a pas donné suite aux propositions de négociations faites par Washington, les grandes capitales se préparent désormais à tous les scénarios. … À Paris comme à Tel Aviv et à Washington, on n'exclut pas qu'un échec des négociations ouvertes entre la nouvelle Administration américaine et Téhéran se solde un jour par un bombardement de l'Iran » écrit notamment ce journal.

Nous sommes actuellement soumis à une propagande tous azimuts contre l'Iran : démocratie, danger nucléaire, droit des hommes, droit des femmes, liberté d'expression, burqa, liberté de mœurs, négationnisme, anti-sémitisme… tout y passe, et cela ressemble fort à la préparation psychologique de l'opinion à une guerre nécessaire contre ces affreux. Le charme de Barack Obama, et le beau sourire de sa femme, autrement glamour que Laura Bush, pourraient malheureusement être l'un des éléments de l'adhésion de l'opinion publique à la guerre.

Roland Marounek

Alerte OTAN ! n°34, avril - juin 2009

1. Eric Margolis, Winnipeg Sun
2. Boston Globe, traduit sur Planète non-violence
3. "Que faut-il faire avec l'Iran", www.slate.fr
4. cf. Le Mouvement de la Paix
5. cf. la déclaration finale du Sommet de Bucarest

http://www.csotan.org/textes/texte2.php?theme=L&art_id=457


1-3 Thierry Meyssan : La « révolution colorée » échoue en Iran.

La « révolution verte » de Téhéran est le dernier avatar des « révolutions colorées » qui ont permis aux États-unis d'imposer des gouvernements à leur solde dans plusieurs pays sans avoir à recourir à la force. Thierry Meyssan, qui a conseillé deux gouvernements face à ces crises, analyse cette méthode et les raisons de son échec en Iran.

Les « révolution colorées » sont aux révolutions ce que le Canada Dry est à la bière. Elles y ressemblent, mais n'en ont pas la saveur. Ce sont des changements de régime ayant l'apparence d'une révolution, en ce qu'ils mobilisent de vastes segments du Peuple, mais relevant du coup d'État, en ce qu'il ne visent pas à changer les structures sociales, mais à substituer une élite à une autre pour conduire une politique économique et étrangère pro-US. La « révolution verte » de Téhéran en est le dernier exemple.

Origine du concept

Ce concept est apparu dans les années 90, mais trouve ses origines dans les débats US des années 70-80. Après les révélations en chaîne sur les coups d'État fomentés par la CIA dans le monde, et le grand déballage des commissions parlementaires Church et Rockefeller [1], l'amiral Stansfield Turner fut chargé par le président Carter de nettoyer l'agence et de cesser tout soutien aux « dictatures maison ». Furieux, les sociaux démocrates états-uniens (SD/USA) quittèrent le Parti démocrate et rejoignirent Ronald Reagan. Il s'agissait de brillants intellectuels trotskistes [2], souvent liés à la revue Commentary. Lorsque Reagan fut élu, il leur confia la tâche de poursuivre l'ingérence US, mais par d'autres moyens. C'est ainsi qu'ils créent en 1982 la National Endowment for Democracy (NED) [3] et, en 1984, l'United States Institute for Peace (USIP). Les deux structures sont organiquement liées : des administrateurs de la NED siègent au conseil d'administration de l'USIP et vice-versa.Juridiquement, la NED est une association à but non lucratif, de droit US, financée par une subvention annuelle votée par le Congrès à l'intérieur du budget du département d'État. Pour mener ses actions, elle les fait co-financer par l'US Agency for International Development (USAID), elle-même rattachée au département d'État.
En pratique, cette structure juridique n'est qu'un paravent utilisé conjointement par la CIA états-unienne, le MI6 britannique et l'ASIS australien (et occasionnellement par les services canadiens et néo-zélandais).
La NED se présente comme un organe de « promotion de la démocratie ». Elle intervient soit directement ; soit par ses quatre tentacules : l'une destinée à corrompre les syndicats, une seconde chargée de corrompre les patronats, une troisième pour les partis de gauche et une quatrième pour ceux de droite ; soit encore par l'intermédiaire de fondations amies, telles que la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), l'International Center for Human Rights and Democratic Development (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert-Schuman (France), l'International Liberal Center (Suède), l'Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas), la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naunmann Stiftung, la Hans Seidal Stiftung et la Heinrich Boell Stiftung (Allemagne). La NED revendique avoir corrompu ainsi plus de 6 000 organisations dans le monde en une trentaine d'années. Tout ça, bien entendu, étant camouflé sous l'apparence de programmes de formation ou d'assistance.

L'USIP, quant à lui, est une institution nationale états-unienne. Il est subventionné annuellement par le Congrès dans le budget du département de la Défense. À la différence de la NED, qui sert de couverture aux services des trois États alliés, l'USIP est exclusivement états-unien. Sous couvert de recherche en sciences politique, il peut salarier des personnalités politiques étrangères.

Dès qu'il a disposé de ressources, l'USIP a financé une nouvelle et discrète structure, l'Albert Einstein Institution [4]. Cette petite association de promotion de la non-violence était initialement chargée d'imaginer une forme de défense civile pour les populations d'Europe de l'Ouest en cas d'invasion par le Pacte de Varsovie. Elle a rapidement pris son autonomie et modélisé les conditions dans lesquelles un pouvoir étatique, de quelque nature qu'il soit, peut perdre son autorité et s'effondrer.

Premières tentatives

La première tentative de « révolution colorée » a échoué en 1989. Il s'agissait de renverser Deng Xiaoping en s'appuyant sur un de ses proches collaborateurs, le secrétaire général du Parti communiste chinois Zhao Ziyang, de manière à ouvrir le marché chinois aux investisseurs états-uniens et à faire entrer la Chine dans l'orbite US. Les jeunes partisans de Zhao envahirent la place Tienanmen [5]. Ils furent présentés par les médias occidentaux comme des étudiants a-politiques se battant pour la liberté face à l'aile traditionnelle du Parti, alors qu'il s'agissait d'une dissidence à l'intérieur du courant de Deng entre nationalistes et pro-US. Après avoir longtemps résisté aux provocations, Deng décida de conclure par la force. La répression fit entre 300 et 1000 morts selon les sources.
20 ans plus tard, la version occidentale de ce coup d'État raté n'a pas variée. Les médias occidentaux qui ont couvert récemment cet anniversaire en le présentant comme une « révolte populaire » se sont étonnés de ce que les Pékinois n'ont pas gardé souvenir de l'événement. C'est qu'une lutte de pouvoir au sein du Parti n'avait

rien de « populaire ». Ils ne se sentaient pas concernés.

La première « révolution colorée » réussit en 1990. Alors que l'Union soviétique était en cours de dissolution, le secrétaire d'État James Baker se rendit en Bulgarie pour participer à la campagne électorale du parti pro-US, abondamment financé par la NED [6]. Cependant, malgré les pressions du Royaume-Uni, les Bulgares, effrayés par les conséquences sociales du passage de l'URSS à l'économie de marché, commirent l'impardonnable faute d'élire au Parlement une majorité de post-communistes. Alors que les observateurs de la Communauté européenne certifièrent la bonne tenue du scrutin, l'opposition pro-US hurla à la fraude électorale et descendit dans la rue. Elle installa un campement au centre de Sofia et plongea le pays dans le chaos six mois durant, jusqu'à ce que le Parlement élise le pro-US Zhelyu Zhelev comme président.

La « démocratie » : vendre son pays à des intérêts étrangers à l'insu de sa population

Depuis lors, Washington n'a cessé d'organiser des changements de régime, un peu partout dans le monde, par l'agitation de rue plutôt que par des juntes militaires. Il importe ici de cerner les enjeux.
Au-delà du discours lénifiant sur la « promotion de la démocratie », l'action de Washington vise à l'imposition de régimes qui lui ouvrent sans conditions les marchés intérieurs et s'alignent sur sa politique étrangère. Or, si ces objectifs sont connus des dirigeants des « révolutions colorées », ils ne sont jamais discutés et acceptés par les manifestants qu'ils mobilisent. Et, dans le cas où ces coup d'État réussissent, les citoyens ne tardent pas à se révolter contre les nouvelles politiques qu'on leur impose, même s'il est trop tard pour revenir en arrière.
Par ailleurs, comment peut-on considérer comme « démocratiques » des oppositions qui, pour prendre le pouvoir, vendent leur pays à des intérêts étrangers à l'insu de leur population ?

En 2005, l'opposition kirghize conteste le résultat des élections législatives et amène à Bichkek des manifestants du Sud du pays. Ils renversent le président Askar Akaïev. C'est la « révolution des tulipes ». L'Assemblée nationale élit comme président le pro-US Kourmanbek Bakiev. Ne parvenant pas à maîtriser ses supporters qui pillent la capitale, ils déclare avoir chassé le dictateur et feint de vouloir créer un gouvernement d'union nationale. Il fait sortir de prison le général Felix Kulov, ancien maire de Bichkek, et le nomme ministre de l'Intérieur, puis Premier ministre. Lorsque la situation est stabilisée, Bakaiev se débarrasse de Kulov et vend, sans appel d'offre et avec des dessous de table conséquents, les quelques ressources du pays à des sociétés US et installe une base militaire US à Manas. Le niveau de vie de la population n'a jamais été aussi bas. Felix Kulov propose de relever le pays en le fédérant, comme par le passé, à la Russie. Il ne tarde pas à retourner en prison.

Un mal pour un bien ?

On objecte parfois, dans le cas d'États soumis à des régimes répressifs, que si ces « révolutions colorées » n'apportent qu'une démocratie de façade, elles procurent néanmoins un mieux-être aux populations. Or, l'expérience montre que rien n'est moins sûr. Les nouveaux régimes peuvent s'avérer plus répressifs que les anciens.

En 2003, Washington, Londres et Paris [7] organisent la « révolution des roses » en Géorgie [8]. Selon un schéma classique, l'opposition dénonce des fraudes électorales lors des élections législatives et descend dans la rue. Les manifestants

contraignent le président Edouard Chevardnadze à fuir et prennent le pouvoir. Son successeur Mikhail Saakachvili ouvre le pays aux intérêts économiques US et rompt avec le voisin russe. L'aide économique promise par Washington pour se substituer à l'aide russe ne vient pas. L'économie, déjà compromise, s'effondre. Pour continuer à satisfaire ses commanditaires, Saakachvili doit imposer une dictature [9]. Il ferme des médias et remplit les prisons, ce qui n'empêche absolument pas la presse occidentale de continuer à le présenter comme « démocrate ». Condamné à la fuite en avant, Saakachvili décide de se refaire une popularité en se lançant dans une aventure militaire. Avec l'aide de l'administration Bush et d'Israël auquel il a loué des bases aériennes, il bombarde la population d'Ossétie du Sud, faisant 1600 morts, dont la plupart ont la double nationalité russe. Moscou riposte. Les conseillers états-uniens et israéliens s'enfuient [10]. La Géorgie est dévastée.

Assez !

Le mécanisme principal des « révolutions colorées » consiste à focaliser le mécontentement populaire sur la cible que l'on veut abattre. Il s'agit d'un phénomène de psychologie des masses qui balaye tout sur son passage et auquel aucun obstacle raisonnable ne peut être opposé. Le bouc-émissaire est accusé de tous les maux qui accablent le pays depuis au moins une génération. Plus il résiste, plus la colère de la foule croît. Lorsqu'il cède ou qu'il esquive, la population retrouve ses esprits, les clivages raisonnables entre ses partisans et ses opposants réapparaissent.

En 2005, dans les heures qui suivent l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafik Hariri, la rumeur se répand au Liban qu'il a été tué par « les Syriens ». L'armée syrienne, qui —en vertu de l'Accord de Taëf— maintient l'ordre depuis la fin de la guerre civile, est conspuée. Le président syrien, Bachar el-Assad, est personnellement mis en cause par les autorités états-uniennes, ce qui tient lieu de preuve pour l'opinion publique. À ceux qui font remarquer que —malgré des moments orageux— Rafik Hariri a toujours été utile à la Syrie et que sa mort prive Damas d'un collaborateur essentiel, on rétorque que le « régime syrien » est si mauvais en soi qu'il ne peut s'empêcher de tuer même ses amis. Les Libanais appellent de leurs vœux un débarquement des GI's pour chasser les Syriens. Mais, à la surprise générale, Bachar el-Assad, considérant que son armée n'est plus la bienvenue au Liban alors que son déploiement lui coûte cher, retire ses hommes. Des élections législatives sont organisées qui voient le triomphe de la coalition « anti-syrienne ». C'est la « révolution du cèdre ». Lorsque la situation se stabilise, chacun se rend compte et que, si des généraux syriens ont par le passé pillé le pays, le départ de l'armée syrienne ne change rien économiquement. Surtout, le pays est en danger, il n'a plus les moyens de se défendre face à l'expansionnisme du voisin israélien. Le principal leader « anti-syrien », le général Michel Aoun, se ravise et passe dans l'opposition. Furieux, Washington multiplie les projets pour l'assassiner. Michel Aoun s'allie au Hezbollah autour d'une plate-forme patriotique. Il était temps : Israël attaque.

Dans tous les cas, Washington prépare à l'avance le gouvernement « démocratique », ce qui confirme bien qu'il s'agit d'un coup d'État déguisé. La composition de la nouvelle équipe est gardée secrète le plus longtemps possible. C'est pourquoi la désignation du bouc-émissaire se fait sans jamais évoquer d'alternative politique.

En Serbie, les jeunes « révolutionnaires » pro-US ont choisi un logo appartenant à l'imaginaire communiste (le poing levé) pour masquer leur subordination aux États-Unis. Ils ont pris comme slogan « Il est fini ! », fédérant ainsi les mécontents contre la

personnalité de Slobodan Milosevic qu'ils ont rendu responsable des bombardements du pays pourtant effectués par l'OTAN. Ce modèle a été dupliqué en nombre, par exemple le groupe Pora ! en Ukraine, ou Zubr en Biélorussie.

Une non-violence de façade

Les communicants du département d'État veillent à l'image non-violente des « révolutions colorées ». Toutes mettent en avant les théories de Gene Sharp, fondateur de l'Albert Einstein Institution. Or, la non-violence est une méthode de combat destinée à convaincre le pouvoir de changer de politique. Pour qu'une minorité s'empare du pouvoir et l'exerce, il lui faut toujours, à un moment ou à une autre, utiliser la violence. Et toutes les « révolutions colorées » l'ont fait.

En 2000, alors que le mandat du président Slobodan Milosevic courait encore pour un an, il convoqua des élections anticipées. Lui-même et son principal opposant, Vojislav Koštunica, se retrouvèrent en ballotage. Sans attendre le second tour de scrutin, l'opposition cria à la fraude et descendit dans la rue. Des milliers de manifestants affluèrent vers la capitale, dont les mineurs de Kolubara. Leurs journées de travail étaient indirectement payées par la NED, sans qu'ils aient conscience d'être rémunérés par les États-Unis. La pression de la manifestation étant insuffisante, les mineurs attaquèrent des bâtiments publics avec des bulldozers qu'ils avaient acheminé avec eux, d'où le nom de « révolution des bulldozers ».

Dans le cas où la tension s'éternise et que des contre-manifestations s'organisent, la seule solution pour Washington est de plonger le pays dans le chaos. Des agents provocateurs sont alors postés dans les deux camps qui tirent sur la foule. Chaque partie peut constater que ceux d'en face ont tiré alors qu'ils s'avançaient pacifiquement. L'affrontement se généralise.

En 2002, la bourgeoisie de Caracas descend dans la rue pour conspuer la politique sociale du président Hugo Chavez [11]. Par d'habiles montages, les télévisions privées donnent l'impression d'une marée humaine. Ils sont 50 000 selon les observateurs, 1 million d'après la presse et le département d'État. Survient alors l'incident du pont Llaguno. Les télévisions montrent clairement des pro-chavistes armes à la main tirant sur la foule. Dans une conférence de presse, le général de la Garde nationale et vice-ministre de la sécurité intérieure confirme que les « milices chavistes » ont tiré sur le peuple faisant 19 morts. Il démissionne et appelle au renversement de la dictature. Le président ne tarde pas à être arrêté par des militaires insurgés. Mais le Peuple par millions descend dans la capitale et rétablit l'ordre constitutionnel.
Une enquête journalistique ultérieure reconstituera en détail la tuerie du pont Llaguno. Elle mettra en évidence un montage fallacieux des images, dont l'ordre chronologique a été falsifié comme l'attestent les cadrans des montres des protagonistes. En réalité, ce sont les chavistes qui étaient agressés et qui, après s'être repliés, tentaient de se dégager en utilisant des armes à feu. Les agents provocateurs étaient des policiers locaux formés par une agence US [12].

En 2006, la NED réorganise l'opposition au président kenyan Mwai Kibaki. Elle finance la création du Parti orange de Raila Odinga.

Celui-ci reçoit le soutien du sénateur Barack Obama, accompagné de spécialistes de la déstabilisation (Mark Lippert, actuel chef de cabinet du conseiller de sécurité nationale, et le général Jonathan S. Gration, actuel envoyé spécial du président US pour le Soudan). Participant à un meeting d'Odinga, le sénateur de l'Illinois s'invente un vague lien de parenté avec le candidat pro-US. Cependant Odinga perd les élections législatives de 2007. Soutenu par le sénateur John McCain, en sa qualité de président de l'IRI (le pseudopode républicain de la NED), il conteste la sincérité du scrutin et appelle ses partisans à descendre dans la rue.
C'est alors que des messages SMS anonymes sont diffusés en masse aux électeurs de l'ethnie Luo. « Chers Kenyans, les Kikuyu ont volé l'avenir de nos enfants…nous devons les traiter de la seule manière qu'ils comprennent… la violence ». Le pays, pourtant un des plus stables d'Afrique, s'embrase soudainement. Après des journées d'émeutes, le président Kibaki est contraint d'accepter la médiation de Madeleine Albright, en sa qualité de présidente du NDI (le pseudopode démocrate de la NED). Un poste de Premier ministre est créé qui revient à Odinga. Les SMS de la haine n'ayant pas été envoyés depuis des installations kenyanes, on se demande quelle puissance étrangère a pu les expédier.

La mobilisation de l'opinion publique internationale

Au cours des dernières années, Washington a eu l'occasion de lancer des « révolutions colorées » avec la conviction qu'elles échoueraient à prendre le pouvoir mais qu'elle permettrait de manipuler l'opinion publique et les institutions internationales.

En 2007, de nombreux Birmans s'insurgent contre l'augmentation des prix du fuel domestique. Les manifestations dégénèrent. Les moines bouddhistes prennent la tête de la contestation. C'est la « révolution safran » [13]. En réalité, Washington n'a que faire du régime de Rangoon ; ce qui l'intéresse, c'est d'instrumenter le Peuple birman pour faire pression sur la Chine qui a des intérêts stratégiques en Birmanie (pipelines et base militaire de renseignement électronique). Dès lors, l'important est de mettre en scène la réalité. Des images prises par des téléphones portables apparaissent sur YouTube. Elles sont anonymes, invérifiables et hors contexte. Précisément, leur apparente spontanéité leur donne autorité. La Maison-Blanche peut imposer son interprétation des vidéos.

Plus récemment, en 2008, des manifestations estudiantines paralysent la Grèce à la suite du meurtre d'un jeune homme de 15 ans par un policier. Rapidement des casseurs font leur apparition. Ils ont été recrutés au Kosovo voisin et acheminés par autobus. Les centre-villes sont saccagés. Washington cherche à faire fuir les capitaux vers d'autres cieux et à se réserver le monopole des investissements dans les terminaux gaziers en construction. Une campagne de presse va donc faire passer le poussif gouvernement Karamanlis pour celui des colonels. Facebook et Twittter sont utilisés pour mobiliser la diaspora grecque. Les manifestations s'étendent à Istanbul, Nicosie, Dublin, Londres, Amsterdam, La Haye, Copenhague, Francfort, Paris, Rome, Madrid, Barcelone, etc.

La révolution verte

L'opération conduite en 2009 en Iran s'inscrit dans cette longue liste de pseudos révolutions. En premier lieu, le Congrès vote en 2007 une enveloppe de 400 millions de dollars pour « changer le régime » en Iran. Celle-ci s'ajoute aux budgets ad hoc de la NED, de l'USAID, de la CIA et tutti quanti. On ignore comment cet argent est utilisé, mais trois groupes principaux en sont destinataires : la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi, et les Moudjahidines du

peuple.

L'administration Bush prend la décision de commanditer une « révolution colorée » en Iran après avoir confirmé la décision de l'état-major de ne pas attaquer militairement ce pays. Ce choix est validé par l'administration Obama. Par défaut, on rouvre donc le dossier de « révolution colorée », préparé en 2002 avec Israël au sein de l'American Enterprise Institute. À l'époque j'avais publié un article sur ce dispositif [14]. Il suffit de s'y reporter pour identifier les protagonistes actuels : il a été peu modifié. Une partie libanaise a été ajoutée prévoyant un soulèvement à Beyrouth en cas de victoire de la coalition patriotique (Hezbollah, Aoun) aux élections législatives, mais elle a été annulée.

Le scénario prévoyait un soutien massif au candidat choisi par l'ayatollah Rafsandjani, la contestation des résultats de l'élection présidentielle, des attentats tous azimuts, le renversement du président Ahmadinejad et du guide suprême l'ayatollah Khamenei, l'installation d'un gouvernement de transition dirigé par Mousavi, puis la restauration de la monarchie et l'installation d'un gouvernement dirigé par Sohrab Shobani.

Comme imaginé en 2002, l'opération a été supervisée par Morris Amitay et Michael Ledeen. Elle a mobilisé en Iran les réseaux de l'Irangate.
Ici un petit rappel historique est nécessaire. L'Irangate est une vente d'armes illicite : la Maison-Blanche souhaitait approvisionner en armes les Contras nicaraguayens (pour lutter contre les sandinistes) d'une part et l'Iran d'autre part (pour faire durer jusqu'à épuisement la guerre Iran-Irak), mais en était interdit par le Congrès. Les Israéliens proposèrent alors de sous-traiter les deux opérations à la fois. Ledeen, qui est double national États-unien/Israélien sert d'agent de liaison à Washington, tandis que Mahmoud Rafsandjani (le frère de l'ayatollah) est son correspondant à Téhéran. Le tout sur fond de corruption généralisée. Lorsque le scandale éclate aux États-Unis, une commission d'enquête indépendante est dirigée par le sénateur Tower et le général Brent Scowcroft (le mentor de Robert Gates).
Michael Ledeen est un vieux briscard des opérations secrètes. On le trouve à Rome lors de l'assassinat d'Aldo Moro, on le retrouve dans l'invention de la piste bulgare lors de l'assassinat de Jean-Paul II, ou plus récemment dans l'invention de l'approvisionnement de Saddam Hussein en uranium nigérian. Il travaille aujourd'hui à l'American Enterprise Institute [15] (aux côtés de Richard Perle et Paul Wolfowitz) et à la Foundation for the Defense of Democracies [16].
Morris Amitay est ancien directeur de l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Il est aujourd'hui vice-président du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) et directeur d'un cabinet conseil pour de grandes firmes d'armement.

Le 27 avril dernier, Morris et Ledeen organisaient un séminaire sur l'Iran à l'American Enterprise Institute à propos des élections iraniennes, autour du sénateur Joseph Lieberman. Le 15 mai dernier, nouveau séminaire. La partie publique consistait en une table ronde animée par l'ambassadeur John Bolton à propos du « grand marchandage » : Moscou accepterait-il de laisser tomber Téhéran en échange du renoncement de Washington au bouclier anti-missile en Europe centrale ? L'expert français Bernard Hourcade participait à ces échanges. Simultanément, l'Institut lançait un site internet destiné à la presse dans la crise à venir : IranTracker.org. Le site inclut une rubrique sur les élections libanaises.

En Iran, il appartenait à l'ayatollah Rafsandjani de renverser son

vieux rival, l'ayatollah Khamenei. Issu d'une famille d'agriculteurs, Hachemi Rafsandjani a fait fortune dans la spéculation immobilière sous le Chah. Il est devenu le principal grossiste en pistaches du pays et a arrondi sa fortune durant l'Irangate. Ses avoirs sont évalués à plusieurs milliards de dollars. Devenu l'homme le plus riche d'Iran, il a été successivement président du parlement, président de la République et aujourd'hui président du Conseil de discernement (instance d'arbitrage entre le parlement et le Conseil des gardiens de la constitution). Il représente les intérêts du bazar, c'est-à-dire des commerçants de Téhéran.
Durant la campagne électorale, Rafsandjani avait fait promettre à son ex-adversaire devenu son poulain, Mirhossein Mousavi, de privatiser le secteur pétrolier.

Sans connexion aucune avec Rafsandjani, Washington a fait appel aux Moudjahidines du peuple [17]. Cette organisation protégée par le Pentagone est considérée comme terroriste par le département d'État et l'a été par l'Union européenne. Elle a effectivement mené de terribles opérations dans les années 80, dont un méga-attentat qui coûta la vie à l'ayatollah Behechti ainsi qu'à quatre ministre, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du Parti de la république islamique. L'organisation est commandée par Massoud Rajavi, qui épouse en première noces la fille du président Bani Sadr, puis la cruelle Myriam en seconde noces. Son siège est installé en région parisienne et ses bases militaires en Irak, d'abord sous la protection de Saddam Husein, puis aujourd'hui sous celle du département de la Défense. Ce sont les Moudjahidines qui ont assuré la logistique des attentats à la bombe durant la campagne électorale [18]. C'est à eux qu'il revenait de provoquer des accrochages entre militants pro et anti-Ahmadinejad, ce qu'ils ont probablement fait.

Dans le cas où le chaos se serait installé, le Guide suprême aurait pu être renversé. Un gouvernement de transition, dirigé par Mirhussein Mousavi aurait privatisé le secteur pétrolier et rétabli la monarchie. Le fils de l'ancien Shah, Reza Cyrus Pahlavi, serait remonté sur le trône et aurait désigné Sohrab Sobhani comme Premier ministre.
Dans cette perspective, Reza Pahlavi a publié en février un livre d'entretiens avec le journaliste français Michel Taubmann. Celui-ci est directeur du bureau d'information parisien d'Arte et préside le Cercle de l'Observatoire, le club des néo-conservateurs français.
On se souvient que Washington avait prévu identiquement le rétablissement de la monarchie en Afghanistan. Mohammed Zaher Shah devait reprendre son trône à Kaboul et Hamid Karzai devait être son Premier ministre. Malheureusement, à 88 ans, le prétendant était devenu sénile. Karzai devint donc président de la République. Comme Karzai, Sobhani est double national états-unien. Comme lui, il travaille dans le secteur pétrolier de la Caspienne.

Côté propagande, le dispositif initial était confié au cabinet Benador Associates. Mais il a évolué sous l'influence de l'assistante du secrétaire d'État pour l'Éducation et la Culture, Goli Ameri. Cette iranienne-états-unienne est une ancienne collaboratrice de John Bolton. Spécialiste des nouveaux médias, elle a mis en place des programmes d'équipement et de formation à l'internet pour les amis de Rafsandjani. Elle a aussi développé des radios et télévisions en langue farsi pour la propagande du département d'État et en coordination avec la BBC britannique.

La déstabilisation de l'Iran a échoué parce que le principal ressort des « révolutions colorées » n'a pas été correctement activé. MirHussein Mousavi n'est pas parvenu à cristalliser les

mécontentements sur la personne de Mahmoud Ahmadinejad. Le Peuple iranien ne s'est pas trompé, il n'a pas rendu le président sortant responsables des conséquences des sanctions économiques états-uniennes sur le pays. Dès lors, la contestation s'est limitée à la bourgeoisie des quartiers nord de Téhéran. Le pouvoir s'est abstenu d'opposer des manifestations les unes contre les autres et a laissé les comploteurs se découvrir.
Cependant, il faut admettre que l'intoxication des médias occidentaux a fonctionné. L'opinion publique étrangère a réellement cru que deux millions d'Iraniens étaient descendus dans la rue, lorsque le chiffre réel est au moins dix fois inférieur. Le maintien en résidence des correspondants de presse a facilité ces exagérations en les dispensant de fournir les preuves de leurs imputations.

Ayant renoncé à la guerre et échoué à renverser le régime, quelle carte reste-t-il dans les mains de Barack Obama ?

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L'Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

24 juin 2009

www.voltairenet.org/article160721.html


1-4 Thierry Meyssan : De Mossadegh à Ahmadinejad : La CIA et le laboratoire iranien.
La nouvelle d'une possible fraude électorale s'est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l'ayatollah Rafsanjani contre ceux de l'ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.
En mars 2000, la secrétaire d'État Madeleine Albright a admis que l'administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l'hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu'« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d'un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].

À l'époque, l'Iran est contrôlée par une monarchie d'opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l'officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l'aide de l'ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu'il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l'Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l'aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l'époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.

L'opération Ajax fut dirigée par l'archéologue Donald Wilber, l'historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l'opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l'impression d'un soulèvement populaire alors qu'il s'agit d'une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l'Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].

L'Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l'Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l'administration Obama préfère jouer la carte —moins dangereuse, mais plus aléatoire— de l'action secrète. À l'issue de l'élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d'un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l'ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l'autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d'être tenue à l'écart de la globalisation économique [4]. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.

Une nouvelle fois, l'Iran est un champ d'expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s'appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.

Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d'interception. Alors que l'écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l'écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d'interception des communications téléphoniques via Skype, d'où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [5]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d'accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [6].

Dans les pays qu'ils occupent —Irak, Afghanistan et Pakistan—, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu'elles soient émises par des portables ou qu'elles soient filaires. Le but n'est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d'identifier les « réseaux sociaux ». En d'autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».

C'est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [7].

À l'inverse, —hormis un central téléphonique touché par erreur—, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l'opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s'agit là d'un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c'est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l'opérateur Jawwal [8] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l'intérêt des Israéliens.

Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l'usage extensif des portables. En juillet 2008, après l'échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d'appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [9], avait déposé une plainte à l'ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [10].

Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [11].

Cette méthode vient d'être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu'elles suscitent.

En premier lieu, il s'est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l'annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 64 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plus tôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s'efforçaient de l'expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l'ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [12]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n'a paru possible, même s'il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.

Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s'abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l'évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d'État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [13]. Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population [14].

Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un Guide pratique de la révolution en Iran leur a été distribué, il comprend plusieurs conseils pratiques, dont :
- régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de Téhéran ;
- centraliser les messages sur les comptes Twitter @stopAhmadi, #iranelection et #gr88 ;
- Ne pas attaquer les sites internet officiels de l'État iranien. « Laissez faire l'armée » US pour cela (sic).
Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des messages Twitter. On ne peut plus savoir s'ils sont envoyés par des témoins des manifestations à Téhéran ou par des agents de la CIA à Langley, et l'on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but est de creer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à se battre entre eux.

Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d'évaluer l'efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l'évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n'est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu'ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu'ils n'ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.

1] « Discours à l'université du Caire », par Barack Obama, Réseau Voltaire, 4 juin 2009.

[2] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.

[3] Sur le coup de 1953, l'ouvrage de référence est All the Shah's Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer, John Wiley & Sons éd (2003), 272 pp. Pour les lecteurs francophones, signalons le dernier chapitre du récent livre de Gilles Munier, Les espions de l'or noir, Koutoubia éd (2009), 318 pp.

[4] « La société iranienne paralysée », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 février 2004.

[5] « Taliban using Skype phones to dodge MI6 », par Glen Owen, Mail Online, 13 septembre 2008.

[6] « NSA offering 'billions' for Skype eavesdrop solution », par Lewis Page, The Register, 12 février 2009.

[7] « Taliban Threatens Cell Towers », par Noah Shachtman, Wired, 25 février 2008.

[8] Jawwal est la marque de PalTel, la société du milliardaire palestinien Munib Al-Masri.

[9] Jibran Bassil est un des principaux leaders du Courant patriotique libre, le parti nationaliste de Michel Aoun.

[10] « Freed Lebanese say they will keep fighting Israel », Associated Press, 17 juillet 2008.

[11] L'auteur de cet article a été témoin de ces appels. On pourra aussi consulter « Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents », Syria News Briefing, 4 décembre 2008.

[12] Cité dans « Ahmadinejad won. Get over it », par Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, Politico, 15 juin 2009.

[13] « U.S. State Department speaks to Twitter over Iran », Reuters, 16 juin 2009.

[14] « Social Networks Spread Defiance Online », par Brad Stone et Noam Cohen, The New York Times, 15 juin 2009.

Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire.

Dernier ouvrage paru : L'Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban)

http://www.voltairenet.org/article160639.html 


1-5 Isabelle Lasserre : Abu Dhabi, base avancée de la France en face de l'Iran.
Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information..
Par L'inauguration, mardi par Nicolas Sarkozy, d'une installation militaire dans le Golfe illustre un changement de position stratégique.
Face à l'Iran, sur les rives du détroit d'Ormuz, au bord de l'immense océan Indien, la base navale de la nouvelle implantation militaire française aux Émirats arabes unis est sortie de terre en à peine un an. Sous une chaleur écrasante, 40 degrés à l'ombre, des ouvriers s'attellent aux travaux de finition. Les bâtiments, blanc cassé, sentent encore la peinture. Dans le port, majestueuse malgré ses 7 000 tonnes, la frégate antiaérienne Forbin, dernière-née de la marine nationale, se confond avec le gris des eaux. L'Aconit, une frégate furtive spécialisée dans la lutte contre les pirates, a aussi accosté. Seul le Dupuy de Lôme, un bâtiment de la DRM, la Direction des renseignements militaires, officiellement destiné à «l'expérimentation et à la mesure», a été soustrait à l'œil des journalistes. Il ne sera mis à quai que pour la visite inaugurale de Nicolas Sarkozy, ce matin.

C'est la première fois depuis cinquante ans, depuis les indépendances africaines exactement, que la France ouvre une base militaire permanente hors de son territoire national. C'est aussi la première fois que les Français s'implantent ainsi de manière permanente dans une région d'influence anglo-saxonne. Pour s'imposer dans cette ancienne colonie britannique, les militaires français ont mis le paquet. Une base aérienne destinée à accueillir les Mirage et les Rafale de l'armée de l'air française à al-Dhafra ; une base navale appuyée par 300 mètres de quai, dans le port de Mina Zayed, «pour soutenir les forces déployées dans l'océan Indien et compléter, en lui donnant plus d'autonomie, le dispositif de la marine nationale dans la région», selon les mots du colonel Hervé Cherel, qui commande l'implantation française aux Émirats ; enfin une base terrestre, installée dans le camp émirati de Zayed, en plein désert, spécialisée dans l'entraînement au combat urbain. À terme, environ 500 militaires français stationneront là en permanence. Une présence assez modeste, mais un symbole et des possibilités immenses.

«C'est là que se joue une partie de notre sécurité et de celle du monde»

Annoncée lors du dernier voyage de Nicolas Sarkozy aux Émirats arabes unis, en janvier 2008, inaugurée dix-huit mois plus tard seulement, la création de «la base du président» a été gérée de A à Z par l'Élysée, souvent dans le plus grand secret. Et pour cause : elle illustre le changement de position stratégique de la France. Publié il y a tout juste un an, le livre blanc sur la défense avait annoncé le virage géostratégique de la France, dont les intérêts se déplacent chaque année un peu plus à l'est, le long d'un arc de crise allant de l'Atlantique à l'océan Indien, devenu depuis la fin de la guerre froide le centre de toutes les tensions et la région du monde où les risques terroristes sont les plus grands. Pour Nicolas Sarkozy, la création de la base est «le signe que notre pays sait s'adapter aux nouveaux enjeux et aux nouveaux défis, qu'il est prêt à prendre ses responsabilités et à jouer tout son rôle dans les affaires du monde». Car c'est là, affirme-t-il au magazine Diplomatie, que «se joue une partie de notre sécurité et de celle du monde». Autant d'arguments pour vouloir faire de la France, aux côtés de la Grande-Bretagne et des États-Unis, une nouvelle puissance du Golfe. Baptisée «Camp de la paix», la nouvelle installation française est un point d'escale sur la route de l'Afghanistan. Elle rapproche Paris du Pakistan. Elle n'est pas loin non plus de l'Irak et se situe dans une région par laquelle transitent 40 % du pétrole mondial et où Total investit…

Voilà pour la partie émergée de l'iceberg. L'autre partie, sur laquelle les discours officiels glissent volontiers, a pour nom l'Iran, dont les rives sont à 225 kilomètres seulement d'Abu Dhabi. En prenant position de manière permanente au bord du détroit d'Ormuz, les Français espèrent acquérir une «position dissuasive» vis-à-vis de Téhéran. «Si l'Iran attaque les Émirats, il attaque aussi les Français», résume un diplomate. «Vu l'actualité, pouvoir bénéficier d'une infrastructure capable d'accueillir des sous-marins et d'héberger dans ses eaux un porte-avions nucléaire n'est pas négligeable

À Paris comme à Tel Aviv et à Washington, on n'exclut pas qu'un échec des négociations ouvertes entre la nouvelle Administration américaine et Téhéran se solde un jour par un bombardement de l'Iran. Et dans le domaine militaire, comme en diplomatie, il faut toujours préparer le coup d'après… Décrite comme devant être une vitrine de la haute technologie et de l'excellence militaires françaises, la nouvelle base sera un site idéal de renseignement, pour observer et écouter, sans être vu, les activités iraniennes. Comme en témoigne la présence du Dupuy de Lôme, dont les oreilles sont capables de traverser les flots…

Nouvel accord de défense avec l'Émirat

Cette implantation aux côtés des Américains, dont la 5e flotte trempe à Bahrein et qui sont aussi présents au Koweït, en Arabie saoudite et à Djibouti, découle d'une demande des Émirats, qui ont d'ailleurs financé la base. Le petit État du Golfe redoute la perspective d'avoir un jour pour voisin un Iran chiite nucléaire. Abu Dhabi recherche donc de nouveaux protecteurs. «Mieux vaut deux alliés qu'un seul… Surtout à une époque où les Américains réévaluent leurs choix stratégiques dans le monde. Les Émirats ont été alliés des États-Unis pendant la dernière guerre d'Irak. Aujourd'hui ils sont inquiets : la guerre d'Irak étant presque finie, ils ont peur de ne plus compter pour Washington», explique un proche du dossier.

Nicolas Sarkozy a donc saisi l'opportunité. «On dit souvent que c'est dans les coups durs que l'on reconnaît ses vrais amis. Soyez assurés que la France sera à vos côtés si votre sécurité devait être menacée», promet-il dans un entretien à l'agence de presse locale. La France, il est vrai, était bien placée pour franchir avec les Émirats ce nouveau cap stratégique. Présente dans la région depuis les années 1970, elle n'a fait que développer ses relations avec les Émirats depuis l'invasion du Koweït par l'Irak de Saddam Hussein en août 1990. Après la première guerre du Golfe, en 1991, Paris et Abu Dhabi ont signé un accord secret de défense, qui garantissait une intervention française en cas d'agression. François Mitterrand puis Jacques Chirac ont poussé très loin la coopération militaire avec ce riche État du Golfe. Pendant et après la guerre Iran-Irak, la France a fourni du matériel d'armement, notamment des navires, des hélicoptères et 63 Mirage 2000, qui constituent aujourd'hui le cœur de l'aviation émiratie. Les Émirats sont également le seul État à qui la France a vendu des chars Leclerc (388). Aujourd'hui, selon l'Élysée, 50 % de leur équipement militaire est d'origine française… «(C'est une) région dont nous étions totalement absents il y a encore trente ans et dont nous sommes devenus aujourd'hui un partenaire majeur», se félicite le président français dans le magazine Diplomatie. Et comme le mieux est de marier les intérêts stratégiques et commerciaux, il espère, dans la foulée de l'inauguration de la base, avoir des retombées économiques. En jeu, la vente de 60 Rafale destinés à remplacer les Mirage 2000, du matériel satellite, des avions de renseignements et un contrat dans le nucléaire civil.

La signature d'un nouvel accord de défense avec les Émirats devrait officialiser, mardi, le repositionnement stratégique de la France aux Émirats. Car ce fut aussi une promesse du livre blanc : apurer les accords secrets passés avec des pays amis - dont certains, qui dataient de la période postcoloniale, étaient dépassés -, les renégocier afin de rationaliser notre présence à l'étranger. Mais aussi les rendre publics et les faire ratifier par le Parlement.

En théorie, l'ouverture d'une nouvelle base à Abu Dhabi n'aura pas de conséquences sur les installations permanentes de la France en Afrique, où Paris avait de toute façon, via des redéploiements, amorcé un désengagement progressif. Elle risque en revanche d'en avoir sur la base de Djibouti, dans le golfe d'Aden. Les qualités stratégiques de cette grosse installation française ont été confirmées par l'augmentation de la piraterie et il n'est pas question de la fermer. Mais les hommes et les équipements pourraient subir, pour des raisons financières, une cure d'amaigrissement…

Isabelle Lasserre, envoyée spéciale à Abu Dhabi
Le Figaro

25/05/2009

 Abu Dhabi, base avancée de la France en face de l'Iran (Le Figaro)



3 Annexe   

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information..

3-1 Sarkozy en fait plus pour une Française Détenue en Iran que pour ...

Sarkozy En Fait Plus Pour Une Française Détenue En Iran Que Pour Une Diplomate Française Rouée De Coups En Israël

SarkoSioniste se tait quand des soldats sionistes passent à tabac une diplomate française mais menace l'Iran d'une crise diplomatique quand ce pays arrête une étudiante française qui a séjourné à Ispahan, ville iranienne proche de la centrale nucléaire de Natanz, en l'accusant d'espionnage.

La Sarkosie n'est même plus capable de défendre son personnel diplomatique contre les brutalités de l'armée et de la police israéliennes .

Reiss la Mata Hari d'Ispahan ?

En Iran, une jeune étudiante française, Clotilde Reiss, maître de conférence pendant 5 mois à l'université d'Ispahan a été empêchée de quitter le territoire iranien et est détenue depuis le 1er Juillet. Selon les autorités françaises elle aurait été arrêtée et incarcérée pour avoir pris des photos lors de manifestations post électorales.

Pourtant, cette explication est plus que douteuse. Alors même que de nombreuses photos ont circulé sur internet, pourquoi la gouvernement iranien, qui a intérêt à ce que le calme médiatique revienne, irait-il arrêter une française pour quelques photos prises, au risque de provoquer un incident diplomatique avec la France ?

Les raisons avancées par le Quai d'Orsay et l'empressement de Sarkozy à tourner en dérision les accusations d'espionnage avancées par Téhéran, semblent indiquer qu'il y a "anguille sous roche".

Clotilde Reiss présentée par les médias français comme une "amoureuse de la culture perse" a obtenu une licence d'histoire de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, un dulco de persan de l'Inalco, un Master 1 de relations internationales à l'IEP de Lille.

Présentée comme chercheuse en Master 2 en "Politique comparée" à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, de mars à juin 2008 elle a bénéficié d'une bourse de courte durée de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales. Son domaine de recherche déclaré est la sociologie politique en Iran. Elle a ensuite trouver ce poste à l'Université d'Ispahan.
L'Ifri, qui a donc brièvement financé ses études, n'est pas n'importe quel institut. Il se présente sur son site comme étant "l'un des principaux centres indépendants européens de recherche, de rencontres et de débat sur les questions internationales" dont l'originalité toujours d'aprés son site " est inscrite dans une ferme volonté d'orienter les travaux de recherche vers l'action."
Néanmoins, il ne précise pas vers quel type d'action.
Parmi les membres de l'Ifri, on trouve des missions et représentations diplomatiques. Mais, cultivant le secret, l'Ifri interdit à ses membres de révéler publiquement leur appartenance à cet institut sans son accord. Il a été créé en 1979 par Thierry de Montbrial, un proche du ministère des affaires etrangères au Quai d'Orsay où il a mis sur pied le Centre d'analyse et de prévision et en a été le premier directeur (1973-1979). Thierry de Montbrial est un habitué des réunions du Groupe Bilderberg et un proche de la FAF, French American Fondation (qui a un siège à New York et un autre à Paris), dont l'objectif tel que définit par la Fondation elle-même est "de renforcer la relation franco-américaine considérée comme un élément essentiel du partenariat transatlantique" et qui attire à elle des personnalités du monde politique, économique français, de droite comme de gauche.
L'Ifri est une association reconnue d'utilité publique (loi de 1901) qui offre la possibilité à ses membres de participer aux grands débats internationaux. L'Ifri lui-même déclare qu'il "joue un rôle important dans la "diplomatie intellectuelle". En ce qui concerne son financement, toujours selon son site, " l'Institut a mis l'accent sur la diversification de ses sources de financements et présente aujourd'hui une forme originale en France, de partenariat public-privé. Ses ressources proviennent pour moitié environ du secteur public et pour moitié du concours de ses membres, de contrats d'étude et de recherche conclus avec des entreprises et différents organismes français, du financement de programmes de recherche par des organismes internationaux (Commission européenne, etc.) ou de fondations internationales."
Clotilde Reiss fournit comme coordonnées à Téhéran, celle de l'IFRI :

IFRI, 52, Rue Adib, Ave Vahid Nazari, Ave. Felestin, Téhéran, Iran, tél: (+9821) 66 40 11 92 et 66 41 21 53, fax : (+9821) 66 40 55 01 - clotilde.reiss@gmail.com
A ne pas confondre avec l'Ifri. Mais c'est quoi cet autre IFRI ?
C'est l'Institut français de recherche en Iran, qui dépend directement du Quai D'Orsay. On comprend donc pourquoi Kouchner s'est rapidement mobilisé pour demander la libération de Clotilde Reiss. Les coordonnées de l'IFRI en France sont les suivantes :
IFRI
27 rue de la Procession
75015 Paris, France
tél. 01 40 61 60 22 • fax : 01 40 61 60 60


Sur son site internet, www.ifriran.org, il est présenté comme suit :
"L'IFRI est un établissement culturel rattaché à la Direction Générale de la Coopération Internationale et du Développement, du Ministère des Affaires Etrangères français.

Sa mission est la promotion de la recherche en sciences humaines et sociales et en archéologie, sur le «monde iranien....

L'IFRI est devenu, à partir du mois d'août 2007, un laboratoire du CNRS, l'Unité de Service et de Recherche 3139, rattachée à la Délégation Paris A.... Ce nouveau statut offre à l'IFRI la possibilité de nouer des relations de développement et de coopération entre l'Institut et d'autres laboratoires, en France, en Iran et dans d'autres pays.
Selon les autorités iraniennes, en Iran début 2009, un Plan de Révolution "Douce" organisé par la CIA avait déjà été déjoué. La CIA a cherché à activer le plan sous couvert de contacts culturels et scientifiques entre des Iraniens et des citoyens US et européens. Clotilde Reiss aurait-elle à son insu ou en toute connaissance de cause été "embedded/incorporée " dans ce Plan ?
Ispahan, où a séjourné pendant 5 mois Clotilde Reiss, n'est pas n'importe quelle ville d'Iran. Ancienne Capitale de la Perse connue pour ses magnifiques mosquées, ses palais et ses jardins, son art de vivre, ses artistes et poètes et ses fleurs, elle est également classée au patrimoine de l'humanité. Ce serait donc selon les médias français pour toutes ces raisons que Clotilde Reiss aurait choisi d'y séjourner. Mais, c'est aussi au nord d'Ispahan que se trouve le principal site d'enrichissement d'uranium iranien celui de Natanz, dont les activités sont surveillées de près par l'AIEA.. Il compte aussi des installations de recherches sur le nucléaire. A la centrale d'Ispahan on va transformer l'uranium enrichi en pastilles de carburant nucléaire. En avril dernier, le président iranien, Mahmud Ahmadinejad avait révélé que son pays faisait tourner environ 7.000 centrifugeuses à Natanz, et que le pays avait testé "deux nouveaux types de centrifugeuses d'une plus grande capacité que celles existantes".
Alors qu'elle genre de photos Clotilde Reiss, qui a récemment bénéficié d'une bourse Ifri dont le président, proatlantiste, est un habitué des réunions du groupe Bilderberg, un proche du Quai d'Orsay et de la Sarkobarbouzerie, a--t-elle prises à Ispahan ?

De simples photos des manifestations post électorales ?

Où des photos pouvant compromettre la sécurité de l'Iran, raison pour laquelle le gouvernement iranien l'accuse d'espionnage ?
A-t-elle joué les Mata Hari à Ispahan ?

SarkoSioniste laisse les soldats israéliens maltraiter des diplomates français et chier sur le drapeau de la France

Selon un article de Libération du 25/06/09, intitulé " La France humiliée par Tsahal" publié le 22 Juin dernier : "la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. « Je peux te tuer », a lancé en anglais l'un des soldats.

Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner » la visite de Netanyahou. Mardi, c'est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d'un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.
Miette.
D'une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires.

Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d'eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Souleiman

10 juillet

http://www.planetenonviolence.org/Sarkozy-En-Fait-Plus-Pour-Une-Francaise-Detenue-En-Iran-Que-Pour-Une-Diplomate-Francaise-Rouee-De-Coups-En-Israel_a1957.html


 3-2 Délits d'initié et coups d'État : George Soros, spéculateur et philanthrope.

Annexe a 1-3 Thierry Meyssan : La « révolution colorée » échoue en Iran.

Archétype du spéculateur et prophète du « post-capitalisme », le financier et philosophe George Soros est à la fois craint et adulé. Responsable de krachs boursiers et mécène dans une cinquantaine de pays, il détient aujourd'hui une fortune évaluée à sept milliards de dollars et se propose de financer les campagnes contre George W. Bush alors même qu'il sauva Junior de la faillite en 1990 et continue à travailler avec son père au sein du Carlyle Group. Simultanémment actif dans de nombreux changements de régime, il est accusé d'être un paravent de la CIA.

Délits d'initié et coups d'État
George Soros, spéculateur et philanthrope

Archétype du spéculateur et prophète du « post-capitalisme », le financier et philosophe George Soros est à la fois craint et adulé. Responsable de krachs boursiers et mécène dans une cinquantaine de pays, il détient aujourd'hui une fortune évaluée à sept milliards de dollars et se propose de financer les campagnes contre George W. Bush alors même qu'il sauva Junior de la faillite en 1990 et continue à travailler avec son père au sein du Carlyle Group. Simultanémment actif dans de nombreux changements de régime, il est accusé d'être un paravent de la CIA.

http://www.voltairenet.org/article11936.html



Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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mercredi 1 juillet 2009

[romain : paix_socialisme_communisme] Antonio Caracciolo - Vous voulez la preuve de la tentative de coup d'état en Iran ? La voici !

 

Sent: Wednesday, July 01, 2009 7:04 PM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Antonio Caracciolo - Vous voulez la preuve de la tentative de coup d'état en Iran ? La voici !



Vous voulez la preuve de la tentative de coup d'état en Iran ?
La voici !

Antonio Caracciolo

on Civumlibertas.blogspot.com, 28 juin 2009

http://civiumlibertas.blogspot.com/2009/06/la-prova-del-tentativo-di-colpo-di.html

Durant la première semaine du mois de décembre 2007 s'est tenu, à Rome, un colloque intitulé Fighting for Democracy in the Islamic World, organisé par Mme Fiammetta Nirenstein, qui fut ensuite engagée par le Parlement italien, ayant sans doute été nommée par des parlementaires ayant assisté audit colloque. A cette occasion, je fis un ample commentaire, qui était plutôt une étude, que j'aurais dû développer, par la suite, étant donné que les participants au colloque voyaient dans leur rencontre quelque chose sortant de l'ordinaire et n'ayant rien de la simple abstraction académique. Des rendez-vous avaient déjà été fixés, pour la suite, et ce colloque romain était lui-même la continuation d'une précédente rencontre : il s'agissait d'une opération en cours, qui prenait là une dimension publique, rendue nécessaire par la volonté de mobiliser ce qu'il est convenu d'appeler « opinion publique ».

En insistant un peu, et grâce au fait que je vis à Rome, j'avais réussi à m'imposer dans un contexte à mes yeux aliène et hostile. Je suivis avec la plus grande attention ce colloque, dont je conserve des impressions durables, mais n'en ayant ni les moyens ni un intérêt professionnel spécifique pour cela, je n'ai pas été en mesure d'enquêter sur les développements qu'il n'allait pas manquer d'avoir : ainsi, les journées iraniennes de ce mois de juin 2009, moi, je m'y attendais… Pour qui assistait à la présence d'un ex-chef d'Etat comme Aznar, de Fini, de Cicchitto et de nombreuses autres personnalités de tout premier plan, il tombait sous le sens qu'il allait se passer un truc pas croyable… Ce qui m'a le plus surpris, ce fut une demande explicite d'argent, de financement, de la part des « dissidents » qu'on avait recueillis là, parmi lesquels se distinguait un Iranien élevé et cultivé in The United States of America. Une telle demande publique et totalement impudique de fric pour déstabiliser les pays qui, selon l'idéologie des congressistes, n'étaient pas « démocratiques ». Et voici qu'aujourd'hui, et comme de juste de la part des mêmes « Informateurs corrects », j'apprends que le gouvernement américain assigne carrément des financements publics aux déstabilisateurs, aux dissidents et aux opposants…

Je rapporte ci-après des textes tirés de la revue de presse des sionistes turinois, Informazione Corretta, dont le positionnement mérite vraiment d'être connu.

Dans le Corriere della Sera, qui avait déjà publié en décembre 2007 un article de Gigi Battista chantant les laudes du colloque, l'on retiendra aujourd'hui ces phrases, d'une certaine Viviana Mazza :

« … tout un complot étranger, répètent depuis des jours les autorités et les médias étatiques iraniens. Les protestations contre les élections du 12 juin seraient une « révolution de velours » (« ayant queuté », appuyée par des Américains et des Européens (que le Président confirmé Ahmadinejad accusait, pas plus tard qu'hier, d'immixtions dans les affaires intérieures de son pays) et par les sionistes. Un complot financé par la CIA et inspiré par des médias étrangers. Que manque-t-il ? Seulement les preuves… »

La chose ne pouvait être plus éclatante et effrontée. Tu veux les preuves, Vivana ? C'est ton collègue, Maurizio Molinari, qui te les offre, les preuves, dans La Stampa. Ce Molinari mérite une fiche rien qu'à lui. Voici ce qu'il écrit : « Les propos d'Ahmadinejad surviennent au lendemain de la nouvelle condamnation de la répression par Obama recevant à la Maison-Blanche la chancelière allemande Angela Merkel, mais ce qui aurait pu avoir surtout irrité Téhéran, c'est la décision prise par la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton de mettre à la disposition des activistes de l'opposition iranienne des fonds fédéraux à hauteur de 20 millions de dollars. Ce sont les trente-et-une pages du pamphlet intitulé « Soutien à la société civile et à l'état de droit en Iran » qui l'annonce, un pamphlet qui prévoit l'octroi de « prêts » par l'UsAid, l'agence de développement international du Département d'Etat.

Les financements iront à ceux qui présenteront des projets et des programmes visant à « promouvoir la démocratie, les droits de l'Homme et l'état de droit en Iran » en compilant les modules ad hoc disponibles sur le site ouèbe www.grants.gov et en les envoyant remplis à l'Office of Acquisition and Assistance » de l'UsAid au numéro 1300 de la Pennsylvania Avenue. Ces « prêts » pourront être demandés par des individus ou des groupes de citoyens iraniens d'ici au 30 juin, après quoi l'UsAid les examinera et les officialisera, proposant des prêts allant d'un minimum de 100 000 dollars à un maximum de 3 millions de dollars : ce sont là des sommes apparemment nullement exorbitantes, mais qui sont susceptibles, en Iran, d'obtenir de vastes marges de manœuvre.

Le document propose aux impétrants des « exemples » de programmes possibles : dénonciation de la corruption, amélioration du fonctionnement des ONG, utilisation des nouveaux médias (électroniques). Il s'agit là d'une stratégie de soutien à l'opposition en Iran, qui a été inaugurée par l'administration Bush et dont Obama démontre, aujourd'hui, qu'il est désireux de la poursuivre au travers de la « Near East Regional Democracy Initiative ». « Une partie des fonds de cette initiative sont destinés à augmenter l'accès des Iraniens aux informations et aux communications via Internet », explique à Usa Today David Carle, porte-parole de la sous-commission du Congrès qui a autorisé ces prêts, laissant entendre une volonté de renforcer les potentialités du peuple des twitters qui, ces dernières semaines, s'est avéré très actif dans son soutien aux manifestations de protestation.

Pour la Maison-Blanche, ce choix n'implique nullement [!], quoi qu'il en soit, de quelconques « interférences en Iran ». Tommy Vietor, le porte-parole du Président, formule la chose ainsi : « Les Etats-Unis ne financent aucun mouvement ni aucune faction politique en Iran. En revanche, nous soutenons les principes universels des droits de l'homme, de la liberté d'expression et de l'état de droit ». Ian Kelly, le porte-parole d'Hillary Clinton, ajoute : « Respecter la souveraineté de l'Iran, cela n'implique nullement de se taire sur des questions inhérentes aux droits fondamentaux de liberté, comme el droit de manifester de manière pacifique ». Il s'agit donc là d'une approche qui calque celle qu'avaient eue les Etats-Unis vis-à-vis de l'URSS après la Conférence d'Helsinki, en 1975, quand la Realpolitk du dialogue bilatéral s'était conjugué au soutien à des groupes individuels de militants de défense des droits de l'homme. La différence, par rapport au précédent programme de financements de Bush – la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice avait en effet consacré 66 millions de dollars à l'Iran en 2006 – réside précisément dans le fait qu'à l'époque, les fonds étaient alloués à des groupes politiques organisés, alors que dans le cas présent, les « prêts » sont alloués à des citoyens individuels.

Est-il besoin d'autres preuves pour comprendre qu'il s'agit d'une opération analogue à celle que mena « à bien » la CIA, en 1953 ? Saperlipopette ! Le « coup d'état » a été financé au moyen d'un encart dans le journal officiel !!! Les « dissidents » de Madame Fiammetta m'ont donné une impression de « traîtres » à leur patrie. Personnellement, je suis un « dissident » opposé à Frattini et même à Berlusconi, que je persiste à vendre faute de mieux, mais jamais, au grand jamais, je n'imaginerais devenir un traître contre mon propre pays. Bien au contraire, ma loyauté s'exprime précisément dans mon opposition publiquement affirmée à la politique du gouvernement (italien), et à l'encontre de l'ignoble maire Alemanno, pour lequel j'ai voté, et auquel je n'hésite pas une seule seconde à retirer ma confiance. Mais tout cela n'a strictement rien à voir avec la trahison de la patrie, que commettent bien, en revanche, les agents stipendiés du gouvernement américain. Durant les années de l'opération Mani Pulite, l'on savait que le Parti communiste recevait des subsides de l'URSS. On le savait, mais on ne devait pas le faire savoir.

A ce sujet, si l'on adoptait les mêmes critères, l'URSS avait le droit plein et entier de financer non seulement le parti communiste italien, mais même tout citoyen italien qui aurait eu un rôle qui fût apprécié à Moscou. Naguère, l'on recourait au mensonge des faux armements de Saddam [Hussein]. Désormais, il n'est même plus besoin de mentir. Il suffit de passer commande ! Et si le contraire était également vrai ? Et la réciproque et la proposition inverse ? Si l'on pouvait financer tout chaque individu, y compris non organisé dans un groupe, qui soit désireux de prendre aux Etats-Unis et dans les pays d'Europe des initiatives et d'entreprendre des actions susceptibles de favoriser la « démocratisation » et la promotion de la liberté de pensée et des droits de l'homme ? Au fond, on peut penser tout ce qu'on veut, et avec le même vocable, on peut signifier tout ce qu'on veut et son contraire : la civilisation juridique de l'Occident n'aurait su connaître une chute plus éclatante ! C'est l'Amérique, ce phare de la civilisation, qui est en train de progresser. Nous autres, en Europe, nous avons été civilisés à partir de 1945.

Traduit de l'italien par Marcel Charbonnier
 
Source : Palestine Solidarité

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mercredi 24 juin 2009

[Reseau Voltaire] Les principaux titres de la semaine

 

Sent: Wednesday, June 24, 2009 9:41 PM
Subject: [Reseau Voltaire] Les principaux titres de la semaine

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Voltairenet.org
 Réseau de presse non-alignée

Les principaux titres de la semaine





Focus
La technique des coups d'État par en bas
La « révolution colorée » échoue en Iran

par Thierry Meyssan | 24 juin 2009 

La « révolution verte » de Téhéran est le dernier avatar des « révolutions colorées » qui ont permis aux États-unis d'imposer des gouvernements à leur solde dans plusieurs pays sans avoir à recourir à la force. Thierry Meyssan, qui a conseillé deux gouvernements face à ces crises, analyse cette méthode et les raisons de son échec en Iran.


Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ?

par Thierry Meyssan | 21 juin 2009 

De nombreux lecteurs ont réagi avec colère au dernier article de Thierry Meyssan. Il se devait de leur répondre. Malheureusement incorrigible, non seulement celui-ci ne fait pas amende honorable, mais il persiste et signe.


La réalité de classe et la propagande impériale
Iran : le bobard de l'« élection volée »

par James Petras | 19 juin 2009 

L'analyse des résultats de l'élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n'est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d'autres pays.


Guerre sans fin
Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela

par Salim Lamrani | 19 juin 2009 

On aurait pu croire qu'avec le changement d'administration aux États-Unis ou avec son changement de directeur, l'association Reporters sans frontières aurait cessé sa campagne de propagande contre le Venezuela et Cuba. Il n'en est rien. Salim Lamrani relate le dernier épisode de cette guerre sans fin.


De Mossadegh à Ahmadinejad
La CIA et le laboratoire iranien

par Thierry Meyssan | 17 juin 2009 

La nouvelle d'une possible fraude électorale s'est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l'ayatollah Rafsanjani contre ceux de l'ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.






Pièges à la Une & Flagrants délits


 Après l'affaire Hariri, Peter Fitzgerald enquêtera sur l'affaire Bhutto
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, a désigné trois personnalités pour composer la « Commission d'enquête sur les faits et circonstances de (...)


 Pakistan : Baitullah Mehsud travaillerait pour le Mossad et la CIA
Dans un article publié il y a un peu plus d'un an, Thierry Meyssan présentait Baitullah Mehsud (au centre, de dos sur la photo), militant pashtoun (...)





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samedi 20 juin 2009

[assawra] Au fil des jours...

Après une véritable guerre d'agression impérialiste et
l'occupation d'un pays souverain, après s' être bien installés
 et avoir commis des massacres et destructions sans nom en Irak,
 les Ricains se retirent progressivement pour aller faire d'autres
sales guerres ailleurs : Afghanistan, Iran (???), ...
C' est l' après Bush, avec ... Obama !
RoRo

From: Al Faraby
Sent: Saturday, June 20, 2009 9:23 PM
To: Assawra
Subject: [assawra] Au fil des jours...



Au fil des jours...
( Samedi, 20 juin 2009 )
 
Attentat devant une mosquée chiite près de Kirkouk: 55 morts, 170 blessés, selon un nouveau bilan
Bagdad salue le départ des troupes américaines des centres urbains
Victimes de la crise, les expatriés reviennent au Maroc
Les pays voisins de la Somalie invités à envoyer des troupes
 
Dans nos archives...
Cela s'est passé le 21 juin 2002 :  Fusillade à Djénine: quatre morts, dont trois enfants
 
 
"Assawra"
Liste de diffusion rattachée à Al-Oufok
Inscription par envoi d'un message à :
assawra-subscribe@yahoogroupes.fr
 
Non au terrorisme de l'État d'Israël
contre les peuples Palestiniens et Libanais
Sur
http://www.aloufok.net/spip.php?article2
 

 
 
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[romain : paix_socialisme_communisme] Iran : le bobard de l' « élection volée » [Voltaire]

 

Sent: Saturday, June 20, 2009 10:15 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Iran : le bobard de l' « élection volée » [Volt



19 juin 2009

 

La réalité de classe et la propagande impériale
Iran : le bobard de l' « élection volée »
par James Petras*

L'analyse des résultats de l'élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n'est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d'autres pays.

 

« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n'est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu'avec la religion »
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.

Il n'est quasiment pas d'exemple d'une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n'eût été dénoncée comme « illégitime » par l'élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l'arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l'opposition libérale soutenue par l'Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).

Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l'électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L'opposition, emmenée par Mousavi, n'a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l'incendie et la destruction d'automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d'autres services d'ordre. C'est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l'allégation faite par l'opposition iranienne d'une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l'opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d'on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l'Iran, proclamant l'ouverture faite par Obama en vue d'un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».

Le bobard de la fraude

Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu'ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l'administration d'Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d'anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l'anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu'elle serait de l'ampleur d'un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l'opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D'autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d'étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».

Ce qu'il y a d'étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c'est le fait qu'il n'y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d'observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d'ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n'avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d'activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d'avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu'ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l'opposition, ignorant et minimisant l'énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d'Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l'essentiel des manifestants de l'opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu'à la classe des hommes d'affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d'opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s'aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l'essentiel de ses soutiens. S'ajoute à cela le fait que les partisans de l'opposition constituent une minorité agissante d'étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s'exprimer dans les urnes et n'avaient ni le temps ni l'envie de se lancer dans la politique de la rue.

Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu'il y a eu fraude, le fait qu'Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d'origine azérie. L'on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l'identité ethnique ou l'appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d'expliquer un comportement électoral…

Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l'Iran révèle que Mousavi n'a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu'il s'est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l'Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu'il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.

L'accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu'ils qualifiaient la victoire électorale d'Ahmadinejad d' « élections volées » n'a d'égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d'opinion publique effectué à l'échelle de tout l'Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu'Ahmadinejad avait une avance telle qu'il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c'est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d'origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d'occulter l'identité ethnique de l'autre [1]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d'âges, avaient plus d'influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d'Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d'électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d'université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d'une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l'enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l'anglais d'Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.

De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d'industries chimiques. Cela peut être un reflet de l'opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d'entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l'escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l'administration Bush, mais que le Président Obama n'a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c'est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l'opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d'Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l'opposition, dans ces élections.

L'immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l'intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu'avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l'Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.

L'analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d'une « économie morale » dans laquelle l'usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d'économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L'État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l'opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l'occident n'ont trouvé d'écho qu'auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l'import-export. Aux yeux de l'immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d'escalade militaires du régime ont évité à l'Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d'Israël.

L'ampleur du retard électoral de l'opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu'en se rapprochant de l'opinion occidentale, ils ne font que s'éloigner d'autant de l'intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l'Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.

La victoire électorale d'Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l'ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d'une capacité à s'assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d'élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d'électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l'alignement sur tel ou tel empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d'Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d'obtention de concessions sur l'enrichissement d'uranium ou l'abandon, par l'Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l'Iran, et à reconnaître, comme l'a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d'enrichir de l'uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d'avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l'Iran, et recourent à l'argument ô combien spécieux selon lequel il n'y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu'il aurait « volé son élection » !..

Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d'entre eux, à Washington, n'acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n'a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s'est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l'élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l'Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d'expression soit respectée » [3]. A l'exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n'a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c'est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu'ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d'exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu'ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…

 James Petras

James Petras est professeur émérite de sociologie à l'université Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il est l'auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la conférence « anti-impérialiste » Axis for Peace organisée par le Réseau Voltaire.


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Traduction Marcel Charbonnier
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[1] Washington Post, 15 juin 2009

[2] Washington Post, 15 juin 2009

[3] Financial Times, 16 juin 2009, p. 4.


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lundi 8 juin 2009

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jeudi 9 avril 2009

Pakistan - Première agression d'Obama - Obama's first military agression

Bref: aussi tueur que les autres: Bush fils, Clinton, Bush père, et ... on peut remonter loin en arrière.
Les Usa restent une puissance capitaliste, colonialiste, impérialiste, agressive et criminelle ... Ses buts restent: "l' Amérique" au-dessus des autres, pour la domination mondiale !
Bonne chance aux naïfs qui espèrent encore le contraire !
RoRo
 
 
 
 

Sent: Tuesday, January 27, 2009 12:39 AM
Subject: Pakistan - Première agression d'Obama - Obama's first military agression


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[FRANÇAIS - Traduction partielle par Google, révisée par AA.] + [ENGLISH]

Première agression militaire d'Obama - Bombardement de villages pakistanais
Obama's first military agression - Air strikes on Pakistan villages

[FRANÇAIS - Traduction partielle par Google, révisée par A.A.]
 
Le président des États-Unis ordonne des attaques aériennes de villages dans une zone tribale
 
Hier, Barack Obama a donné le feu vert à la première action militaire sous son mandat.  Les frappes de missiles contre les militants au Pakistan ont tué au moins 18 personnes.  Quatre jours après son accession à la présidence, il a été consulté par des commandants états-uniens avant qu'ils ne lancent deux attaques.  Même s'il a renoncé à certaines politiques de la «guerre contre le terrorisme» de George Bush, alors que ce dernier était président, Obama poursuit la chasse à Osama Ben Laden et à d'autres dirigeants d'Al-Qaida.
Les États-Unis croient que ces derniers se cachent dans les zones tribales situées le long de la frontière avec l'Afghanistan, et ont mené 30 attaques la dernière année, au cours de laquelle plus de 200 personnes ont été tuées.  Lors de la période électorale, Obama avait laissé entendre que les opérations au Pakistan augmenteraient, disant qu'il pensait que Bush avait fait une erreur en passant à la guerre contre l'Irak avant d'avoir terminé les opérations contre Al-Qaida en Afghanistan et au Pakistan.
Le commandant du corps des «marines» ( fusillers-navals ) des États-Unis a déclaré hier que ses 22 000 soldats devraient être redéployés de l'Irak à l'Afghanistan.  Le général James Conway a déclaré que «le moment est venu» de quitter l'Irak maintenant que la guerre consiste principalement maintenant à construire la nation plutôt qu'à mener une bataille rangée, type de combat dans lequel le corps a excellé.  Il voulait que les «marines» en Afghanistan, en particulier dans le sud, où les insurgés, talibans et membres d'Al-Qaida, bénéficient à la fois d'un havre de paix à proximité du Pakistan et de l'essor du commerce de stupéfiants.   [..]

From:
PINAY - To: Sent: Monday, January 26, 2009 2:59 PM - Subject: Fw: [Info-Bureau] President orders air strikes on villages in tribal area
fyi
The Filipino Women's Organization in Quebec
Evelyn Calugay-contact: 514-364-9833
please check our blog
http://pinayquebec.blogspot.com/

--- On Sat, 1/24/09, doug norberg <dcnberg@hotmail.com> wrote:
From: doug norberg <dcnberg@hotmail.com>
Subject: [Info-Bureau] President orders air strikes on villages in tribal area
To: info-bureau@lists.ilps-news.com
Date: Saturday, January 24, 2009, 3:27 PM
GUARDIAN.CO.UK

President orders air strikes on villages in tribal area

Barack Obama gave the go-ahead for his first military action yesterday, missile strikes against suspected militants in Pakistan which killed at least 18 people.
Four days after assuming the presidency, he was consulted by US commanders before they launched the two attacks. Although Obama has abandoned many of the "war on terror" policies of George Bush while he was president, he is not retreating from the hunt for Osama bin Laden and other al-Qaida leaders.
The US believes they are hiding in the tribal areas along the border with Afghanistan, and made 30 strikes last year in which more than 200 people were killed. In the election, Obama hinted at increased operations in Pakistan, saying he thought Bush had made a mistake in switching to Iraq before completing the job against al-Qaida in Afghanistan and Pakistan.
The US marine corp commander said yesterday that his 22,000 troops should be redeployed from Iraq to Afghanistan. Gen James Conway said "the time is right" to leave Iraq now the war had become largely nation-building rather than the pitched fighting in which the corps excelled; he wanted the marines in Afghanistan, especially in the south where insurgents, and the Taliban and al-Qaida, benefit from both a nearby safe haven in Pakistan and a booming trade in narcotics.
Obama has warned that he is prepared to bomb inside Pakistan if he gets relevant intelligence about the whereabouts of Osama bin Laden. He had also said he would act against militants along the border if the Pakistan government failed to.
The US missiles were fired by unmanned Predator drones, which hang in the sky gathering intelligence through surveillance and, when commanded and directed by remote control, to launch attacks.
The strikes will help Obama portray himself as a leader who, though ready to shift the balance of American power towards diplomacy, is not afraid of military action.
The first attack yesterday was on the village of Zharki, in Waziristan; three missiles destroyed two houses and killed 10 people. One villager told Reuters of phonethat of nine bodies pulled from the rubble of one house, six were its owner and his relatives; Reuters added that intelligence officials said some foreign militants were also killed. A second attack hours later also in Warizistan killed eight people.
The Pakistan government publicly expressed hope that the arrival of Obama would see a halt to such strikes, which stir up hostility from Pakistanis towards the government; in private, the government may be more relaxed about such attacks.
There is a lot of nervousness in the new administration about the fragility of Pakistan, particularly as it has nuclear weapons, but it also sees Afghanistan and Pakistan as being linked. In the face of a Taliban resurgence, there is despair in Washington over the leadership of the Afghan leader, Hamid Karzai, and there will not be much disappointment if he is replaced in elections later this year.
But Washington insists on seeing as one of its biggest problems the ability of the Taliban and al-Qaida to maintain havens in Pakistan. Obama on Thursday announced he was making veteran diplomat Richard Holbrooke a special envoy to Pakistan and Afghanistan. The secretary of state, Hillary Clinton, spoke by phone to the Pakistan president, Asif Ali Zardari.
_______________________________________________
info-bureau mailing list
info-bureau@lists.ilps-news.com
http://lists.ilps-news.com/mailman/listinfo/info-bureau

 

vendredi 3 avril 2009

[Transfer_info] AFGANISTAN: Les forces étrangères critiquées par des ONG

 

Sent: Friday, April 03, 2009 9:26 AM
Subject: [Transfer_info] AFGANISTAN: Les forces étrangères critiquées par des ONG

Les forces étrangères en Afghanistan critiquées par des ONG

Reuters

Les forces militaires internationales présentes en Afghanistan doivent mieux protéger les civils et clarifier leur action sur plusieurs plans, sous peine de saper leur mission de stabilisation du pays, estiment 11 organisations humanitaires dans un rapport conjoint. 

Le projet de déploiement de 21.000 soldats américains supplémentaires cette année face à la hausse de l'insurrection talibane risque de punir encore un peu plus les Afghans ordinaires parce que la violence devrait s'étendre à de nouvelles régions, écrivent les auteurs du rapport intitulé : "Pris dans le conflit".

"Il y a un risque qu'une intensification des opérations ne se traduise non seulement pas une augmentation des décès de civils, mais aussi par un accroissement des déplacements et une réduction de l'accès aux services essentiels", a déclaré Matt Waldman, responsable de la politique pour l'organisation Oxfam en Afghanistan, lors d'une conférence de presse.

La hausse d'un tiers des décès de civils causés par les forces pro-gouvernementales l'an dernier a engendré "un ressentiment largement répandu" et obéré le soutien à une présence internationale, indique le rapport.

Mais les problèmes vont au-delà de la question des victimes.

Les militaires ne prennent pas forcément la responsabilité de leurs erreurs, indique le rapport. Autre sujet d'inquiétude: la détention de certains détenus sans inculpation ou procès pendant des périodes trop longues.

On compte même des enfants dans les 600 prisonniers détenus sur la base américaine de Bagram, a déclaré Palwasha Aabed, un des responsables de l'organisation britannique de Save the Children UK, qui a aussi contribué au rapport.

Enfin, les systèmes d'indemnisation varient entre les différents pays de la coalition, ce qui fait que les civils pris dans les combats ont souvent le sentiment de ne pouvoir accéder à la justice.

"A leurs yeux, les auteurs des abus peuvent opérer en toute impunité", indique le rapport.

Par ailleurs, la frontière entre soldats et travailleurs humanitaires est rendue floue par les militaires, ce qui rend les ONG vulnérables et contrecarre leurs efforts d'aide aux plus nécessiteux.

Ainsi, certains soldats conduisent des véhicules banalisés utilisés en principe par les organisations humanitaires.

Plus subtilement, l'aide financière et humanitaire est attribuée à des projets qui vont dans le sens des buts des militaires, plutôt que d'être répartie uniquement en fonction des zones et des personnes les plus nécessiteuses. Source: http://fr.news.yahoo.com/4/20090403/twl-afghanistan-aide-rapport-41953f5.html

Emma Graham-Harrison, version française Danielle Rouquié


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samedi 21 mars 2009

Communiqué - 6e anniversaire invasion Irak - Collectif Échec à la guerre

 

Sent: Saturday, March 21, 2009 3:52 PM
Subject: Communiqué - 6e anniversaire invasion Irak - Collectif Échec à la guerre


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From: Objection de conscience [mailto:legaultr@colba.net] - Sent: Friday, March 20, 2009 11:12 AM - To: object@colba.net
Subject: Fw: Communiqué à l'occasion du 6è anniversaire de l'invasion de l'Irak

 

----- Original Message ----- From: Échec à la guerre - To: info@echecalaguerre.org - Sent: Friday, March 20, 2009 10:18 AM

Subject: Communiqué à l'occasion du 6è anniversaire de l'invasion de l'Irak

 

Bonjour, 

pour votre information, le communiqué ci-dessous a été diffusé, hier à 11 h, à tous les médias du Québec

Solidairement !

Raymond Legault pour le Collectif Échec à la guerre

 

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Six ans après l'invasion illégale des États-Unis en Irak,

à quand la fin de la mainmise étrangère ?

  

Montréal, 19 mars 2009.  C'est dans la nuit du 19 au 20 mars 2003 que les États-Unis et quelques pays alliés ont lancé leur agression illégale contre l'Irak entraînant un mouvement de protestation mondial sans précédent.  Six ans plus tard, après avoir mis le pays à feu et à sang, voici qu'un nouveau gouvernement à Washington parle de retirer ses troupes et de « laisser l'Irak à son peuple ».  La fin de la mainmise étrangère – étasunienne – sur l'Irak serait-elle en vue ?  Le Collectif Échec à la guerre croit que non.

 

Rappelons d'abord que les États-Unis ont l'Irak dans leur mire depuis des décennies, soit depuis la nationalisation de l'industrie pétrolière, alors privée et étrangère, au début des années 1970.  Et que depuis 1990, lorsque le Koweït fut envahi par l'Irak, les États-Unis n'ont jamais cessé de déployer contre ce pays leur terrible arsenal de destruction alternant entre guerre, sanctions (que certains ont qualifié de génocidaires) et guerre encore.  L'annonce du retrait de leurs troupes est donc, en soi, une bonne nouvelle !  Mais qu'en est-il au juste ?

 

Selon le plan annoncé par Barak Obama, le retrait des quelques 146 000 soldats étasuniens de l'Irak s'échelonnerait ainsi : 12 000 au cours des prochains six mois, puis le gros des « troupes de combat » d'ici la fin du mois d'août 2010, tout en maintenant une « force résiduelle » d'environ 50 000 soldats jusqu'à la fin de 2011.  Une première constatation s'impose : ce plan assure que l'occupation militaire étasunienne se poursuivra pendant encore près de trois ans !  De plus, les États-Unis pourraient intensifier leur guerre aérienne pour suppléer à une diminution de présence de leurs troupes.  D'autre part, ce plan ne dit rien concernant les quelques 150 000 mercenaires et contracteurs privés qui font partie intégrante des effectifs armés étasuniens en Irak.  La fin de l'occupation militaire du pays n'est donc pas pour bientôt.

 

Mais la mainmise des États-Unis sur l'Irak n'est pas que militaire.  L'ouverture récente de leur méga-ambassade à Bagdad, située près des édifices gouvernementaux au cœur de la « Green Zone » fortifiée, pose effectivement aux Irakiens et aux Irakiennes la question de qui exerce réellement le pouvoir dans leur pays; cette ambassade a coûté 700 millions de dollars et est dix fois plus grande que toute autre ambassade étasunienne dans le monde : un complexe de 21 édifices qui serait six fois plus grand que celui des Nations Unies à New York !

 

Finalement, nous assistons présentement au retour en Irak des compagnies pétrolières Exxon Mobil, Shell, Total, BP et Chevron qui ont récemment négocié des ententes de service – sans appels d'offre – et qui ont de bonnes chances, dans cette nouvelle conjoncture, de décrocher les fabuleux contrats que l'Irak allouera dans la prochaine année pour l'exploitation de six grandes nappes pétrolifères.

 

jeudi 12 mars 2009

[romain : paix_socialisme_communisme] : Ne croyez pas ce que vos médias et politiciens vous racontent sur l'Afghanistan

 

 
1-2 Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l'Afghanistan.

Presque toutes les informations que nous avons sur cette guerre qui dure depuis 5 ans en Afghanistan sont fournies par les officiers des relations publiques des Etats-Unis ou de l'OTAN, ou par des journalistes «embedded» (incorporés) qui ne font que répéter comme des perroquets les informations fournies par les militaires.

 Demandez vous quand est ce que vous avez lu pour la dernière fois un article d'un journaliste couvrant ce qui se passe du côté des talibans et des forces de résistance afghanes...

Reconstruction: un témoignage récent de l'inspecteur général pour la reconstruction de l'Irak a révélé comment l'Agence étasunienne pour le développement international (Usaid) manipule ses propres comptes pour cacher les coûts gigantesques ajoutés aux projets d'aide par les problèmes de sécurité (on arrive à des majorations de 418%).

Maintenant, la version officielle à l'eau de rose des faits est formellement contredite par des observateurs impartiaux.
Le respecté « Think Tank » européen le Conseil de Senlis, qui se concentre sur l'Afghanistan, vient juste de rapporter que le mouvement taliban « est entrain de reprendre l'Afghanistan » et contrôle maintenant la moitié sud du pays.
Ceci s'éloigne de façon extraordinaire des affirmations des Us et de ses alliés de l'OTAN qu'ils sont entrain progressivement de gagner la guerre en Afghanistan. Mais, plus précisément, la regagner, depuis que l'Administration Bush a proclamé en 2001 sa victoire totale en Afghanistan. A l'époque, nous avions dans cette colonne prédit que cette victoire était illusoire et que la guerre reprendrait dans 4 ou 5 ans.
Selon le Conseil de Senlis, le sud de l'Afghanistan souffre « d'une crise humanitaire de pauvreté et de famine » causée par… « les politiques militaires Us et britanniques ».
Démontant les rapports occidentaux optimistes, les enquêteurs de Senlis ont trouvé que «les politiques américaines en Afghanistan ont re-crée un paradis sûr pour le terrorisme que l'invasion de 2001 avait pour but de détruire. » Ceci est une bombe.
Les Us et l'OTAN ont insisté sur le fait que tout retrait de leurs forces d'Afghanistan – ou d'Irak – laisserait un vide certainement rempli par des extrémistes. Ces affirmations sont erronées, étant donné que la moitié de l'Afghanistan et un tiers de l'Irak sont déjà largement contrôlés par des forces anti-occidents.
S'il n'y avait pas la toute puissance de l'aviation américaine, les forces armées Us et celles de l'OTAN seraient rapidement chassées de l'Afghanistan et de l'Irak. Si les forces de la résistance afghane et irakienne arrive un jour à obtenir des armes antiaériennes portables efficaces tel que le Stinger Us ou le SA-18 russe, l'occupation de ces nations dirigée par les Us deviendrait intenable. L'occupation soviétique de l'Afghanistan pendant les années 80 a échoué dés lors que les forces des mujahidins ont obtenu le Stringer américain et des missiles antiaériens.
La semaine dernière, les commandants canadiens et britanniques se sont vantés d'être sur le point d'annihiler les forces des Talibans « encerclées » à Panjwai et Zahri. Ils exultaient et ont « estimé » que 500 Talibans avaient déjà été tués.
Une tourmente de bombardements et de pilonnages ont tué beaucoup d'Afghans, mais la plupart des morts « suspectés être des militants talibans » se sont avérés, comme d'habitude, être des civils. L'OTAN n'a pu montrer les corps des combattants ennemis morts pour prouver ses affirmations absurdes.
Quand les forces de l'OTAN sont entrées dans Panjwai, après des semaines de bombardements aériens et de pilonnages à l'artillerie, les soit disant talibans « s'étant rendus » avaient disparu. Les commandants britanniques et canadiens embarrassés ont admis « nous avons été surpris, l'ennemi s'était enfui ». Surpris ?
Est ce que personne ne se souvient des missions de recherches et de destructions infructueuses menées pendant la guerre du Vietnam et les données chiffrées gonflées des combattants ennemis tués ?

Est-ce que les commandants de l'OTAN savent que chacun de leur mouvement est télégraphié à l'avance aux forces talibans ?

Est-ce qu'ils ne voient pas ce qui se passe en Irak actuellement ?
Est-ce que les officiers canadiens qui ont fait des déclarations aussi fantaisistes croient vraiment que les vétérans des guérillas talibans seraient assez stupides pour attendre assis d'être détruits par la puissance aérienne américaine ?
Maintenant, les forces de l'OTAN dirigées par les canadiens exultent en annonçant fièrement avoir finalement occupé Panjwai où les « talibans ont fui » ! ». Est-ce qu'ils ne comprennent pas que les forces de la guérilla ne s'accrochent pas à des positions fixes ?

Occuper le terrain n'a pas de sens dans la guérilla.
Semblant immunisé contre les leçons de l'histoire ou celles du bon sens, le Canada envoie quelques centaines de troupes en plus et une poignée de tanks obsolètes en Afghanistan ; la Pologne, elle, qui envoie des troupes n'importe où si elle est payée le juste prix, ajoutera 1000 soldats l'année prochaine.
Les politiciens anglais et canadiens disent qu'ils sont surpris de l'intensification de la résistance des Talibans. Ils n'ont qu'à s'en prendre à leur propre ignorance.
Attaquer les Pashtouns, renommés pour leur xénophobie, leur esprit guerrier, et leur amour de l'indépendance, est une mission de fous. Les Pashtouns sont l'ethnie majoritaire en Afghanistan. Les Talibans sont un rejeton du peuple Pashtoun. La stabilité nationale à long terme est impossible sans leur représentation et leur coopération.
Ce que l'occident appelle « Taliban » est en fait une coalition grandissante de combattants vétérans talibans conduit par le Mollah Dadullah, d'autres clans de guerriers tribaux Pashtoun, et des forces nationalistes de la résistance conduites par Jalalladin Hakkani et l'ancien premier ministre, Gulbadin Hekmatyar, que la CIA a essayé à maintes reprises d'assassiner
Beaucoup des anciens mujahidins étaient appelés autrefois « des combattants de la liberté » par l'occident, et dénoncés comme des « terroristes » par les soviets. Ils représentent la résistance nationale à l'occupation étrangère. En fait, ce que les Us et ses alliés de l'OTAN font en Afghanistan aujourd'hui, est une réplique étonnamment ressemblante de l'occupation brutale soviétique des années 80.
L'agence anti narcotique de l'ONU rapporte que l'Afghanistan fournit actuellement 92% de l'héroïne mondiale.

La production * a augmenté de 40% pour la seule année 2005.

Qui est responsable ?

Les Etats-Unis et l'OTAN. Ils possèdent maintenant un narco-état celui de l'Afghanistan.
Dominer la principale route de l'exportation du pétrole tel était l'objectif premier de l'invasion par les Etats-Unis de l'Afghanistan. Ironiquement, au lieu de bénéficier du bonus pétrole attendu, les Us se retrouvent profondément enlisé dans le commerce de la drogue en Afghanistan.
Washington et l'OTAN ne peuvent pas continuer à prétendre que c'est le problème de quelqu'un d'autre. L'argent de la drogue alimente l'économie afghane et maintient la loyauté des seigneurs de la guerre locaux à l'égard du régime de Kaboul installé par les américains.
Le nord de l'Afghanistan est devenue une sphère d'influence de la Russie et de ses alliés locaux, l'Alliance du nord Uzbek Tajik, dirigée par des dirigeants du vieux parti communiste afghan.
L'Us et ses alliés ne vont pas gagner la guerre en Afghanistan. Ils auront de la chance s'ils ne la perdent pas de façon humiliante.
Un dernier point. Les forces Us et de l'OTAN ne combattent pas des « terroristes » comme leurs gouvernements le prétendent. Ils combattent le peuple afghan.

Dans les années 80, j'ai vu des mudjahidins trop pauvres pour acheter des chaussures portant attachés sur leur dos des obus de mortier d'environ 50 kgs et procéder à l'ascension de montagnes pendant 6-8 heures à travers la neige pour bombarder une base communiste, puis marcher péniblement pour entrer à la maison. Ce sont ces personnes que nous combattons. Quiconque connaît les afghans sait qu'ils ne seront pas vaincus, même s'ils doivent résister le temps de toute une génération.
Eric Margolis

Eric Margolis est un journaliste canadien contribuant à la rubrique de politique étrangère du Sun National Media Canada. Il est l'auteur d'un livre intitulé « War at the Top of The World » ( Guerre au Sommet du Monde).

Extrait du journal de Marc Lemaire

 
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samedi 21 février 2009

n°242- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de l'Afghanistan - 19-02 -1 - : Le nouveau bourbier asiatique des Etats-Unis : Le cimetière des empires.

 
----- Original Message -----
Sent: Saturday, February 21, 2009 9:35 AM
Subject: n°242- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de l'Afghanistan - 19-02 -1 - : Le nouveau bourbier asiatique des Etats-Unis : Le cimetière des empires.


 Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers   'Géopolitique et stratégie' de l'Afghanistan

                       n°418                                                                                                                             19/02/09 

                                                                    C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Les dossiers   'Géopolitique et stratégie' de l'Afghanistan est visible  sur ...
a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html
                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) ET Sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : :
Tiré a aprt

Afghanistan: 19 à 20 pays promettent d'accroître leur présence

 
Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1  Début 2006, l'Afghanistan était vantée comme le « succès » militaire.

1-2   Hans Christof von Sponeck : L'ONU et l'OTAN  : Quelle sécurité et pour qui ?

1-3    Tom Burghardt : Le nouveau bourbier asiatique des Etats-Unis : Le cimetière des empires.

2 Annexe

2-1 Antonio Artuso : Les faits rapportés par Jeff Halper sur le "système de pacification globale" sont terrifiants. 

2-2 Spécial Russie

1 La Russie et l'Iran forcent la main à Washington.

2 Le zwischenzug de la Russie.

3 Nyet à un engagement sélectif.

4 La "nouvelle OTAN" russe et l'Afghanistan.

5 La Russie étendra son aide à l'OTAN si les relations se normalisent.

6 Le renouveau de l'influence russe en Asie centrale contraste avec l'enlisement occidental. 

2-3 Le secret américain de Nicolas Sarkozy.

 
 
 
 


 
 
 
 
 
 
 
 



                                                                      Avant propos

Les médias occidentaux pro USA usent d'un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part

Afghanistan: 19 à 20 pays promettent d'accroître leur présence

 
 
Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a affirmé vendredi qu'autour de 20 pays avaient annoncé une augmentation de leur contribution civile ou militaire en Afghanistan, parlant d'un" bon début" avant le sommet de l'Otan en avril.
"Ces deux derniers jours, 19 à 20 pays ont annoncé qu'ils augmenteraient leur présence, que ce soit dans les secteurs civil, militaire ou de la formation", a-t-il déclaré à l'issue de réunions à Cracovie (sud de la Pologne) avec ses 25 collègues de l'Otan et des représentants d'une quinzaine d'autres pays participant à l'effort international en Afghanistan.
"Je m'attends à des contributions signicatives", a-t-il insisté, et "j'estime donc que c'est un bon départ pour les préparatifs du sommet" prévu à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne) début avril.
M. Gates qui était venu demander à ses alliés occidentaux des "contreparties" à l'envoi annoncé mardi par les Etats-Unis de 17.000 soldats de plus en Afghanistan n'a pas précisé à quel niveau Washington plaçait la barre.
"Notre nouveau président (Barack Obama) n'a encore rien demandé de précis à personne", a-t-il signalé, observant que le moment venu, une fois terminé le réexamen en cours de la stratégie américaine en Afghanistan "nous ferons connaître nos demandes".
M. Gates est reparti de Cracovie "encouragé" par la possibilité d'une meilleure coordination entre les volets civils et militaire de l'action internationale au travers des contacts qu'ont eus, notamment à Cracovie, l'émissaire des Nations unies en Afghanistan, Kai Eide, et le commandant de l'Isaf, la force internationale sous commandement de l'Otan, le général américain David McKiernan.
"Le combat en Afghanistan ne sera ni facile ni bref", a reconnu une fois de plus M. Gates, se disant néanmoins convaincu que l'Otan saurait "relever le défi" et que le sommet tenu en avril pour le 60e anniversaire de sa création serait l'occasion de le démontrer.
(©AFP / 20 février 2009 15h28)


1
 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Début 2006, l'Afghanistan était vantée comme le « succès » militaire.

… par rapport à un Iraq en flammes.

Les rôles sont aujourd'hui inversés : 2008 a été l'année la plus sanglante pour les Américains en Afghanistan, depuis leur arrivée en 2001, et la moins meurtrière en Iraq depuis l'invasion de 2003. Washington ayant amélioré la situation en Iraq en envoyant des renforts, en intensifiant les combats et en ralliant des résistants, regroupés en milices.

L'Administration a semblé aller dans le même sens, en annonçant fin décembre l'envoi de 20 000 à 30 000 soldats supplémentaires en 2009, ce qui doublerait quasiment le nombre de GI's sur place.

Quel que soit le plan de Barack Obama, il devra prendre en compte les très compliquées réalités afghanes. « On ne peut pas juste prendre les tactiques (...) qui ont marché en Iraq et les employer comme telles en Afghanistan », a prévenu le général Petraeus.

Les différences sont notables, à commencer par des niveaux de culture et de développement afghan bien inférieurs à ceux de l'Iraq. Le manque de routes a ainsi contribué à faire de l'Afghanistan le « cimetière des empires », des Britanniques du XIXe siècle aux Soviétiques (plus de 100 000 soldats) des années 1980.

Au-delà des combats, le principal défi semble de tenir la situation assez longtemps pour que le pays puisse compter sur ses propres forces de sécurité.

En Iraq, l'armée américaine a déjà transféré le pouvoir aux autorités locales dans 13 des 18 provinces, avec 560 000 policiers et 260 000 soldats pour 437 000 km2, surtout de villes et désert, et 28 millions d'habitants. L'Afghanistan, avec ses 30 millions d'habitants pour 652 000 km2 largement montagneux, en est loin, ses 80 000 soldats et 70 000 policiers n'étant pas assez pour être à même de contrer l'avancée des Talibans dans les villages. Pour y remédier, les Américains évoquent la création de milices locales comme en Iraq. Mais « l'Afghanistan n'est pas l'Iraq. Ici, le peuple est bien plus divisé, et toutes ces milices vont finir par s'affronter », estime Hamidullah Tarzi, ancien ministre des années 1990. « Il vaut mieux renforcer la police et l'armée », estime Nader Nadery, de la commission afghane indépendante des droits de l'homme.

Jacques Follorou


1-2 Hans Christof von Sponeck : L'ONU et l'OTAN  : Quelle sécurité et pour qui ?

Dans les documents de l'ONU, le monde apparaît sous un jour plaisant. En juin 1945, 51 membres de l'ONU ont paraphé la Charte de celle-ci.

Peu d'années plus tard, les deux grands pactes internationaux relatifs l'un aux droits civils et politiques, l'autre aux droits économiques, sociaux et culturels ont été publiés. Immédiatement après, d'importantes conventions concernant la torture, le génocide ainsi que les droits de la femme et de l'enfant ont vu le jour. A la fin de 2008, des Etats membres de l'ONU ont conclu un premier accord sur les bombes à dispersion, garni malheureusement de limitations exigées par de rares Etats membres, dont l'Allemagne.

L'existence d'un droit international d'une ampleur considérable prouve que des gouvernements savent, dans